25 novembre : célébration des inégalités entre les femmes et les hommes

Les chiffres sont accablants?: «?Six femmes sur dix, dans le monde sont victimes de violences physiques et/ ou sexuelles au cours de leur existence?» rappelle Michelle Bachelet, Vice Secrétaire Générale de l’ONU, et responsable de l’ONU Femmes.

En cette Journée Internationale d’élimination des violences contre les femmes, nous ne pouvons que constater que si la prise de conscience avance, les politiques publiques ne sont pas à la hauteur du phénomène.

En France même, les chiffres sont accablants?: en 2010, 146 femmes mortes de violences conjugales, 75 000 viols déclarés, et combien de violences non déclarées??

Le Parlement français, sous la pression des associations féminines et féministes a voté, le 9 juillet 2010, une loi, dont la principale nouveauté, dans l’arsenal juridique dont nous disposions déjà, est l’ordonnance de protection. Pourtant, force est de constater que peu de juges ont recours à cette disposition.

Décidément, les freins à la lutte contre les violences faites aux femmes sont bien ancrés dans la société?! Pourquoi tant de résistances à s’attaquer aux racines de ces violences??
Alors, en ce sinistre jour, je n’ai pas peur d’écrire ces mots que l’on oublie trop souvent et qui pourtant décrivent un phénomène que l’on préfère nier?: la domination masculine.

LE TABOU DE LA DOMINATION MASCULINE

Dans son rapport de l’année 2010, la délégation aux victimes du Ministère de l’Intérieur relève?:
«?Il s’agit dans la grande majorité des cas de meurtres et non d’assassinats, c’est-à-dire de violences non préméditées, survenues dans l’émotion du moment, émotion décuplée une fois sur deux par la consommation d’alcool, de stupéfiants et/ou de médicaments psychotropes.?»

Or, toutes les études sérieuses ont conclu que les «? homicides conjugaux?» n’étaient pas accidentels, mais le résultat du cercle infernal de la relation de domination à l’intérieur du couple.
Prévenir, plutôt que laisser mourir

Changer les normes dans les relations conjugales n’est pas une mince affaire. Mais face à ce phénomène de société que sont les violences contre les femmes, il est à craindre que nous n’avancerons qu’à la marge si l’éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes ne devient pas une priorité du Ministère de l’Education.