DOSSIER
L’enjeu culturel des politiques sociales des Départements
Nicolas Defaud, 14 novembre 2010

La resocialisation par les pratiques amateurs : un outil encore en développement

Sacrifiées des politiques sociales, les actions en matière culturelle sont pourtant des leviers d’insertion qui redonnent pieds aux citoyen-NE-s.

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Nicolas Defaud

Elève administrateur territorial à l’INET

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Il s’agit couramment de chercher à rompre l’isolement des publics bénéficiaires via le développement des pratiques amateurs et d’ateliers collectifs.

La création théâtrale est ici souvent citée comme un moyen d’inciter les publics repliés sur eux-mêmes à retrouver une relative confiance en soi et à se confronter au monde social. Elle pose la question des intervenants (professionnels ou non), des textes et mises en scène choisies (canoniques, populaires, éventuellement avec une écriture conjointe du texte pendant les séances etc.) et enfin des modes de présentation (public, restreinte, etc.).

Les arts plastiques, la vidéo et la musique sont également des domaines porteurs. Le Cantal soutient ainsi l’expression artistique à vocation sociale par un partenariat avec une association visant à exposer tout au long de l’année les réalisations des allocataires. C’est également le cas dans l’Aube. On peut souligner ici l’intérêt de cette mesure qui, en offrant un débouché dans l’espace public, donne un sens fort à l’investissement du public dans l’activité en question.

Outre les actions menées en interne au sein des lieux départementaux classiques, il est possible de choisir le conventionnement avec des partenaires aux savoir-faire déjà bien assis. Le Conseil général de la Meuse soutient ainsi des « ateliers de réinsertion sociale par l’art » coordonnés et animés par la Fédération des centres sociaux et culturels de la Meuse, qui salarie ses propres intervenants. 36 % du coût de fonctionnement de ces ateliers (estimé à 75 000 euros) est assuré par le CG (la DDASS participant à hauteur de 35 % et 12 % de ce montant provenant de la DRASS, des communes et de l’autofinancement). Les ateliers (une journée par semaine hors vacances scolaires) aboutissent également à une exposition des œuvres. L’Essonne procède, pour sa part, par appel à projets pour la mise en place d’actions d’initiation aux pratiques culturelles.

Les chroniques culturelles de Nicolas Defaud sont issues de Terrains de culture, le blog des élèves administrateurs territoriaux.

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Mise à jour le 14 novembre 2010