CHRONIQUE
Plan de rigueur dans l’immobilier
Manuel Domergue, 3 décembre 2011

Plan de rigueur dans l’immobilier

Secteur largement soutenu par la puissance publique, l’immobilier est toujours une cible de choix en cas de rigueur budgétaire.

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Manuel Domergue

Journaliste à Alternatives économiques, spécialiste des questions du logement

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MOODY’S AVANT L’ABBE PIERRE

François Fillon, dans son second plan de rigueur, a ainsi annoncé la suppression du prêt à taux zéro+ (PTZ+) dans le logement ancien, celle de l’incitation fiscale à l’investissement locatif dite « Scellier » à partir de fin 2012, le rognage du crédit d’impôt développement durable (CIDD), le rehaussement de la TVA de 5,5 à 7 % sur les travaux et la limitation des allocations logement.

Après déjà la suppression du crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts immobiliers adopté en 2007 avec le paquet fiscal TEPA, l’accaparement des fonds d’Action logement (ex-1% Logement) par l’Etat pour alimenter son budget et la taxation accrue des plus-values sur les résidences secondaires, annoncée lors du premier plan de rigueur, la saignée est importante. La plupart des mesures supprimées ne seront pas particulièrement regrettées, tant elles viennent corriger des cadeaux fiscaux mal ficelés, mal ciblés, peu productifs et finalement facteurs de hausse des prix de l’immobilier plus que de solvabilisation réelle de la demande.

Ces mesures marquent en réalité l’enterrement du projet d’une France de propriétaires qui était un des volets importants de la « rupture » voulue par Nicolas Sarkozy en 2007.

Il est sacrifié sur l’autel du triple A.

Par contre les économies budgétaires seront assez faibles dans l’im

Mise à jour le 2 février 2012