Appel pour un média écolo

« Mariage », « fusion », les médias ne savent pas trop quoi dire.

Ils sont déçus. On leur avait promis un nouveau nom, quelque chose de fun, et voilà qu’on sort un newFillon, le nouveau parti s’appelle comme l’ancien : Europe Ecologie.

Que s’est-il donc passé à Lyon le 13 novembre 2010 ? Pas grand chose dans les
journaux sur le parti-réseau, sur les maisons de l’écologie, rien sur les
contenus politiques et les débats des tables rondes. On peut presque tout savoir
en lisant les blogs, les sites et les médias internes au monde écolo. Mais
voilà, un média c’est surtout fait pour parler à l’extérieur, pas pour discuter
entre soi.

Il n’y a pas de média permettant de porter le thème de l’écologie dans le grand
public. De vrai média. Généraliste. Avec de l’info inédite, de l’analyse, du
décryptage, du débat. Toutes les grandes idées ont avancé portées par des médias
: la révolution française, le socialisme, le libéralisme, le mouvement de Mai
68, ou le féminisme. Pas l’écologie. Aujourd’ui un tel média ne peut naître que
sur internet, parce que c’est plurimédia et parce que ça ne coûte presque rien à
éditer et à diffuser. Un tel média doit être appuyé sur les réseaux écolos, mais
pas affilié à une stucture politique, il doit rester un contrepouvoir
indépendant, qui ouvre les thèmes de l’écologie à tout le monde, y compris à ses
adversaires.

Pourtant il y a tout ce qu’il faut

Des réseaux sociaux permettant de bâtir un média social (les geeks
comprendront). La « nébuleuse écolo » est capable de produire une quantité
formidable d’informations locales et globales inédites permettant de nourrir un
média pourvu qu’elle soit mise en réseau.

Des structures et des compétences. Des gens capables de monter et d’animer des
sites ou des plateformes internet.

Chance extraordinaire : un modèle économique possible. La plupart des plateformes d’information participative sont vouées à l’échec, soit parce qu’elles n’offrent pas de contenu de qualité (Le Post) soit parce qu’elles ne trouvent pas de
modèle économique qui leur permette de durer. Avec l’écologie c’est jouable.
Parce qu’il y a tout un secteur économique en émergence qui a besoin de se faire
connaître et qui peut soutenir un tel projet. Parce que le monde de l’écologie
est sans doute prêt à soutenir un tel projet.

Alors qu’est-ce qui manque ?

La volonté des acteurs de se réunir autour d’un projet commun, de se mettre en
réseau : associations écolos, groupes locaux, ecologeeks, producteurs
d’informations

L’élaboration d’un projet édorial + un plan de développement

La mise en place d’une organisation journalistique pour garantir la qualité et
la fiabilité des informations, et pour cocher les journalistes non
professionnels, partager les savoir-faire.