Lutter contre le retour de la fracture numérique

Vincent Champain a publié cette tribune dans le quotidien Les Echos le 23 juin 2018.

Si 80 % des Européens ont désormais accès à Internet, la fracture numérique est loin d’avoir disparu. Elle persiste à l’échelle mondiale : seul un habitant sur six a accès à Internet dans les pays les moins développés (Ethiopie, Mali…) malgré la progression de l’Internet mobile. En Europe, il reste une part importante de « mal connectés » et plus de 40 % des Européens jugent les compétences numériques nulles ou faibles.

La fracture numérique s’est donc déplacée, avec, d’un côté, un grand nombre d’utilisateurs « passifs » limités aux usages ne nécessitant pas de grande compétence et, de l’autre côté, des utilisateurs « actifs », capable de mettre la technologie à leur service et prompts à en capter les opportunités.

Pillage numérique

Cette fracture fait peser une menace pour tous, car les pays en voie de développement marquent des réticences croissantes vis-à-vis de la libre circulation des données, de crainte de voir la valeur de ces données ponctionnées unilatéralement. Comme l’ont montré les débats de la Conférence des Nations unies de juin, cette crainte est amplifiée par le fait que le mot « free » qualifie en anglais à la fois la libre circulation (« free flow ») et la gratuité de l’accès (« free data ») – alimentant la crainte d’un « pillage numérique » des pays condamnés à céder leurs données gratuitement.

Or ce « protectionnisme numérique » serait la pire des solutions, à l’inverse d’un modèle garantissant la libre circulation mais donnant à chacun les moyens de garder le contrôle de ses données et de les apporter à la plate-forme la plus attrayante.

D’autres usages

Pour lutter contre la fracture numérique des pays moins développés, il faut également développer des infrastructures ou des compétences. Il faut également encourager le développement d’usages pertinents pour les pays concernés, qui offrent autant d’opportunités de développement des acteurs locaux. En effet, les usages de ces pays – où l’énergie ou la nourriture sont plus coûteuses que la main-d’oeuvre et les infrastructures moins développées – sont différents de ceux des pays développés – plus focalisés sur les coûts de main-d’oeuvre.

Le paiement mobile est un bon exemple, utilisé par 64 % des Indiens ou 37 % des Brésiliens, soit bien plus qu’en Europe, où les autres systèmes de paiement sont plus développés. Les pays en développement ont donc des marchés énormes à saisir, pour peu que leurs propres réglementations ne les entravent pas.

Une vision floue

Au sein des pays développés, les moyens dédiés à la formation et aux infrastructures sont plus importants. Mais les décideurs peinent encore à distinguer la différence entre utilisation « active » et utilisation « passive ». Ainsi a-t-on vu se multiplier des dons de tablette (terminal passif par définition) ou des initiations à Internet centrées sur l’utilisation, mais négligeant le développement d’outils ou de contenus et avec peu de place donnée au développement d’applications ou de projets.

De la même façon, la mise en libre accès de TensorFlow en 2015, donnant accès à tous, gratuitement, aux outils d’intelligence artificielle de Google, n’a suscité aucun frémissement dans les ministères. Car nous sommes généralement plus prompts à nous mobiliser sur des menaces – réelles ou supposées – que sur des opportunités.

La fracture numérique n’est pas une fatalité

Un autre facteur de fracture numérique tient aux lacunes en matière de design et d’« expérience client » des services publics. Parcoursup en est un bon exemple : sans nier la pertinence de l’objectif poursuivi, la plupart des parents pourront témoigner d’une expérience usager médiocre.

La fracture numérique n’est donc pas une fatalité, mais à deux conditions. D’abord, des règles du jeu laissent aux individus comme aux entreprises suffisamment de contrôle sur leurs données et de capacité à être créateur, plutôt que simple utilisateur. Ensuite, en veillant à ce que les économies induites par le numérique ne se fassent pas au détriment de l’accès des « mal connectés ».

De l’Intelligence Artificielle : l’analyse sémantique #Episode 4

En discutant avec mon entourage (qui n’est pas forcément dans le digital), je me suis rendue compte que l’approche de ce sujet peut sembler parfois difficile, voir « terrorisant » car les articles semblent inaccessibles pour des novices. En créant ce blog, je souhaite partager mes recherches suite à mes propres questionnements, mais aussi, mes découvertes au travers de présentations d’entreprises innovantes sur l’Intelligence Artificielle.

#Episode 4.

Cette semaine je vais commencer à rentrer dans les méandres de l’Intelligence Artificielle. Un sujet très vaste…Je vais donc vous présenter une nouvelle entreprise spécialisée dans l’intelligence Artificielle : OWI.

OWI propose des outils basés sur l’analyse sémantique pour permettre aux sociétés de répondre plus précisément aux demandes clients.

Nous allons voir ce que signifie l’analyse sémantique…

L’analyse sémantique est une technique qui permet aux ordinateurs de comprendre les textes. La richesse de l’analyse sémantique est d’avoir un vocabulaire très varié, allant de l’argot à un langage plus soutenu. Elle a de réelles compétences linguistiques et base son interprétation sur le sens des mots, mais aussi des phrases.

Nous sommes face à une intelligence artificielle car il ne s’agit plus seulement d’un simple calcul.

Dans cette ère du Big Data, l’analyse sémantique est une manière d’exploiter les données en générant une optimisation de temps de traitement mais aussi une meilleure gestion de ces dernières en les organisant sur le plan qualitatif.

L’analyse sémantique ouvre aussi la voie vers de nouveaux concepts car par sa rapidité d’exécution elle permet aux entreprises de percevoir également les signaux faibles. L’entreprise pourra alors élaborer des stratégies adaptées pour anticiper ou répondre aux attentes clients.

OWI plus en détail.

OWI propose diverses solutions pour optimiser l’expérience utilisateur mais aussi le travail des collaborateurs au sein d’une entreprise :

 

  • OWI Opinion analyse « la voix du client », le ressenti des clients ainsi que leurs commentaires.

Vous vous dîtes quoi on analyse ma voix ! Pas de panique,! Cela permet aussi aux clients d’être mieux orientés et de mieux comprendre leurs ressentis.

 

  • OWI Chat permet aux conseillers d’être plus efficaces en proposant des réponses en adéquation avec la demande client.

 

  • OWI ChatBot devient un réel accompagnement pour le client.

Le moteur sémantique OWI automatise la compréhension du langage naturel (c’est à dire la manière dont tout un chacun s’exprime). Il simule le cerveau humain et permet une interprétation complète du message en calculant tous les mots et en révélant le contexte global. Il peut aussi analyser et traiter des messages en différentes langues.

Les avantages pour une entreprise d’utiliser ce type de solutions sont que les employés n’ont pas besoin d’avoir

de formation spécifique et cela a un impact sur le temps de travail car le fait de générer des actions automatiques une réelle optimisation en résulte.

MEMO

L’analyse sémantique est une technique qui ne se base que sur l’interprétation des mots mais aussi des phrases. Elle permet une optimisation du temps de travail mais aussi une meilleure expérience utilisateur.