Les collectivités territoriales

Le secteur public local, l’organisation et le fonctionnement des collectivités, les ressources des collectivités (budget local, concours financiers de l’Etat), les principaux défis contemporains des collectivités (tentative de simplification, amenuisement des ressources, évaluation de l’action publique…) : tout ce qui faut savoir sur les territoires par Jean-Marc Pasquet et Jérome Kérambrun, animateurs de Novo Ideo. Edition : Studyrama, Janvier 2019 (128 pages, 15 euros).

# LaNoteVerte13 : « Crise de la ville moyenne : comment en sortir »

Contrairement à sa voisine allemande, la ville moyenne française est en crise. Retour sur les raisons d’un malaise qui nourrit la révolte sociale et pistes pour en sortir.

Une approche « multicritères » permet de mieux rendre compte des forces et des fragilités des villes moyennes et de dégager des pistes de travail pour leur meilleure intégration dans des systèmes territoriaux.

Douze familles à l’heure du dérèglement climatique

Samuel Turpin est journaliste et photographe, ancien collaborateur de l’agence Gamma. Depuis 1998, il vit dans les terrains de conflit et les zones humanitaires d’urgence, où il a développé une sensibilité forte sur les thématiques liées aux migrations, aux ressources naturelles et leur exploitation.  Il collabore également avec la Fondation Hirondelle, une organisation de journalistes basée en Suisse qui crée et soutient les médias en zone de crise.  Il a actuellement pour objectif de développer le projet Humans&Climate Change Stories, qui offre une approche documentaire des effets du changement climatique à travers 12 familles dans le monde qui seront suivies durant les 10 prochaines années. Entretien.

Jean-Marc Pasquet : Pouvez-vous nous raconter la genèse de Humans&Climate Change Stories ? Où en est ce projet ?

Samuel Turpin :  Le projet est né il y a deux ans. Un concept simple : suivre 12 familles dans le monde impactées par le dérèglement climatique, durant 10 ans. Trois personnages dans chaque famille, de génération différente, qui nous conduisent en immersion dans le dilemme d’un quotidien bouleversé. Nous irons les voir tous les trois ans, c’est-à-dire au final trois chapitres par famille.

La production a -elle- débuté il y a une année. Les premiers chapitres de quatre histoires sont déjà réalisés au Mali, Groenland, Pays-Bas et dans les Alpes. Nous sommes en ce moment dans une dynamique de diffusion avec des partenaires médias, en presse et dans une version radiophonique avec la Radio Télévision Suisse, Radio France Intenationale ou la Radio Télévision Belge.

A l’origine du projet, une forte sensibilité à la thématique environnementale et un constat de plus en plus évident que la compétition autour des ressources naturelles -notamment l’eau et les terres arables- sont au centre des conflits potentiels

Je suis convaincu que le dérèglement climatique constitue le défi de demain, et qu’il ne trouvera pas de réponses dans la seule technologie. Les réponses passeront assurément par un changement de comportement, de philosophie, un rapport révisé de l’homme à la biodiversité qui n’a eu cesse d’assoir une position dominante et de maitrise face aux autres espèces.

On a peut-être, en tant que médias et journalistes, l’occasion d’anticiper et de jouer un autre rôle que celui de « porteurs de mauvaises nouvelles.»

Au-delà de l’impact du changement climatique sur leurs conditions de vie, diriez-vous que les familles que vous avez rencontrées sont également impactées par les politiques publiques menées dans les pays ou les localités qu’elles habitent ?

Sans aucun doute. L’un des objectifs du projet est d’ailleurs de mettre en perspective l’interdépendance des facteurs qui créent un effet levier sur le stress environnemental. Facteurs économiques, politiques, sécuritaires, sanitaires… etc.

Prenons l’exemple de l’histoire réalisée au Groenland

La fonte des glaces ouvre aujourd’hui de nouvelles opportunités pour un territoire autonome du Danemark qui recherche un boost économique en vue d’acquérir son indépendance. L’arctique abriterait près de 25% de réserves mondiales de pétrole et de terres rares, et l’ouverture du passage par le Nord-ouest réduirait de 40% le fret maritime entre l’Asie et l’Europe.

« Même s’il faut rester prudent avec ces scénarios -trois compagnies pétrolières ont par exemple abandonné leur licence d’exploration- le potentiel est énorme mais pas sans risques pour une population très connectée avec la nature et qui reste méfiante« , Samuel TURPIN

Niels, le pêcheur qui nous guide dans cette histoire ne s’en cache pas : le dérèglement climatique est pour lui une aubaine car il peut aujourd’hui pêcher 8 mois dans l’année, contre quatre il y a encore 15 ans.

Les autorités poussent fortement le secteur qui fait encore vivre une majorité de la population, et qui représente 80% des exportations. Dans les villages côtiers, les hommes sont pêcheurs et les femmes travaillent à l’usine de pêche locale. En 2016, la compagnie étatique Royal Greenland engrangeait 954 millions d’euros de bénéfices après que les autorités aient levé les quotas malgré les alertes des comités scientifiques. Un risque de surpêche qui serait fatale pour des milliers de familles qui en dépendent entièrement. Un bénéfice à court terme du dérèglement climatique qui pourrait s’avérer fatale…

Humans&Climate Change Stories est un projet diffusé non seulement par des médias mais aussi par des institutions publiques. Quelles institutions se sont intéressées à vous jusqu’à présent ? Que leur apportez-vous ?

Nous sommes partenaires de la Coopération de Développement Suisse (DDC), de l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), mais aussi de l’ONG CARE France. Nous partageons notamment avec nos partenaires des expertises qui nous permettent d’être pointus sur nos choix et sur l’identification des familles. C’est évidemment un point clé du projet. L’histoire n’est pas possible si la famille ne s’inscrit pas dans la durée avec le projet, dans un contrat de confiance.

En fait, nous nous rendons compte que le projet est à la croisée des réflexions et des besoins de nombreux acteurs. Les médias voient l’opportunité de diffuser un contenu original, qualitatif, et multimédia. Les organisations internationales, les coopérations, mais aussi les universités qui travaillent sur la thématique, voient dans ces histoires l’opportunité d’illustrer leur travail de fond, mais qui reste peu accessible à un grand public. Humans&Climate Change Stories donne un visage humain aux chiffres, aux « data » et aux discours. C’est vous, c’est moi. Nous nous identifions aux personnages. Nous les suivons dans leurs doutes, dans leurs choix. C’est le pouls de la planète. Et c’est avant tout une aventure humaine.

 

 

 

De l’Intelligence Artificielle : le smart contract #Episode 12

En discutant avec mon entourage (qui n’est pas forcément dans le digital), je me suis rendue compte que l’approche de ce sujet peut sembler parfois difficile, voir « terrorisant » car les articles semblent inaccessibles pour des novices. En créant ce blog, je souhaite partager mes recherches suite à mes propres questionnements, mais aussi, mes découvertes au travers de présentations d’entreprises innovantes sur l’Intelligence Artificielle.

 

Si nous parlions, aujourd’hui, des Smart-Contracts !

Un petit brief sur ce sujet n’est pas négligeable car d’actualité.

A l’heure actuelle, Bercy ambitionne de faire de Paris the place to be pour les ICO (définition de ICO – #Episode6). De nombreux projets avec une technologie Blockchain sont donc en train de naître. De plus, la France est à ce jour la première place financière en Europe qui permet de se servir de la Blockchain pour le transfert de propriété de titres financiers.

Un futur qui s’annonce “très” Blockchain en France…

Retrouvez sa définition dans l’#Episode5 (projet de DEEP AERO).

Régulièrement, je vous présenterai différents cas d’utilisations de Blockchain pour mieux comprendre ce domaine.

Revenons sur le Smart-Contract !

Traduction française : le contrat intelligent.

Face à ce développement florissant des crypto-monnaies, le Smart-Contract, qui utilise la technologie Blockchain, est de plus en plus employé. Le premier Smart-Contract date de 1994 et a été réalisé par Nick Szabo.

En quoi consiste un Smart-contract?

Un contrat légal traditionnel passe par différents intermédiaires.

En comparaison, le Smart-Contract ne nécessite pas l’intervention d’un tiers. Intégrée dans une Blockchain, la rédaction du contrat est automatisée selon diverses règles définies (par exemple : on atteint un prix, le contrat s’exécute en codé). Anonyme pour les utilisateurs mais publique pour le contrat.

Le Smart-Contract permet le transfert d’actifs

 

L’utilisation de Smart-Contrats présente l’avantage d’être économique et bien plus rapide. Immuable, le Smart-Contract garantit aux utilisateurs sécurité et fiabilité. Fort utile dans certains domaines comme l’assurance, la supply-chain… Un Smart-Contract assure également aux clients une simplification des procédures.

Un exemple…

Jeanne loue un véhicule durant trois mois. Au bout du deuxième mois, elle a un léger accident. Pour éviter une voiture, elle a dû aller dans le bas-côté. Rien de grave mais la voiture a tapé contre de petits arbres. La carrosserie est légèrement abîmée. Elle décide de le signaler immédiatement à la société de location de véhicules. L’entreprise lui annonce qu’elle doit attendre la fin de la location. Cette dernière arrivée à son terme, elle relance l’entreprise car son assurance de banque peut l’indemniser. Plusieurs mois après, la procédure n’est toujours pas terminée et elle n’est toujours pas remboursée de la caution qui s’élève à une certaine somme. Si un système de Smart-Contracts avait été mis en place, Jeanne aurait été remboursée beaucoup plus rapidement sans avoir besoin de fournir x justificatifs.

Quant à la société de locations, elle gagnerait un temps non négligeable sur la gestion de sa flotte automobile et sur le traitement de ce genre de litige.

 

MEMO

Le Smart-Contract n’a pas l’usage d’un tiers. Il est automatisé selon des règles définies. Le Smart-Contract ne peut être modifié il assure donc à l’utilisateur une certaine sécurité et fiabilité. Pour l’entreprise = gain de temps.