Pour une politique des jours heureux

Quatre millions d’usagers des « colonies » dans les années soixante contre un million aujourd’hui. Une décennie nous sépare peut-être de leur quasi-extinction. Paradoxe de notre époque. Un enfant sur trois ne part toujours pas en vacances. Les pouvoirs publics s’émeuvent. Il s’agit de remettre en priorité le mélange de la population. Avec la reprise de l’objectif de « brassage social » prôné par le rapport Ménaouine, un service universel et obligatoire va être créée. Comment relancer une dynamique de la « colo » par nature fondée sur le volontariat ?

25%

des enfants ne partent pas en vacances dont 34% des enfants de parents ouvriers (source : Observatoire des inégalités)

Cette expérience des « jours heureux » empruntée par des générations, elle s’est scellée dans le compromis d’après-guerre. Noué par des forces politiques, syndicales et religieuses aujourd’hui en crise. Il a été le ciment de séjours pensés par des adultes « dans l’intérêt éducatif de l’enfant ». La médiatisation d’accidents aidant, les années quatre-vingt ont vu entrer en concurrence d’autres impératifs. Ceux liés à la sécurité et à son cortège de normes. Les conditions structurelles de l’offre ont été bouleversées.

La spirale inflationniste des coûts a également précipité la concentration des entreprises du secteur d’autant plus tournées vers des « segments » que le marché se rétrécit

La hausse des coûts a évincé les opérateurs artisanaux et les collectivités. Ces dernières se sont débarrassées massivement de leurs centres, saisonniers et budgétivores. Cette spirale inflationniste a également précipité la concentration des entreprises du secteur. D’autant plus tournées vers les « segments » que le marché se rétrécit. Depuis vingt ans, de 30 000 unités par année avec un décrochage plus brutal depuis 2015. Le mouvement de spécialisation vers des publics « à plus forte marge » s’est donc accéléré. La machine à les séparer également. Du « haut de gamme » spécialisé, accessible aux familles aisées, jusqu’aux séjours généralistes, fortement subventionnés.

« Pour les pauvres ».

Un enfer pavé de subventions publiques a facilité ce séparatisme estival. Entre les « politique de la ville » et les « personnes handicapées », les « filles » et les « garçons », les « riches » et les « pauvres ». Entre ces niches, la classe moyenne disparaît des statistiques de la fréquentation. Sa progéniture ne joue plus le rôle d’incubateur démocratique.

« Des projets de territoire : loin des destinations les plus prisées et les plus coûteuses, pourquoi ne pas les aider à rénover 1000 lieux ?  » (photo d’un centre en Savoie vendu sur le « Bon Coin » »)

D’abord, en concentrant les ressources publiques sur l’appui au montage de projets. En suivant le chemin déjà éprouvé avec succès par un certain nombre d’entre eux. En tenant compte des nouvelles attentes familiales, soucieuses de l’ancrage territorial, d’une direction d’équipe ou de la présence d’un référent sanitaire par exemple. Autant d’atouts face aux logiques plus hôtelières. Cela suppose le renforcement et la professionnalisation d’une filière de l’animation en lien avec les activités des collectivités toute l’année (CCAS, périscolaire…). De quoi alimenter des réflexions sur des projets de territoire. Loin des destinations les plus prisées et les plus coûteuses, pourquoi ne pas les aider à rénover 1000 lieux ? Pour ancrer durablement un demi-million d’enfants dans des parcours, voilà l’enjeu. Moins isolés dans le groupe qu’ils viendront eux-mêmes avec une sœoeur, un voisin. Sans nécessairement le ticket d’entrée du comité d’entreprise. En proposant également des formules à faible coût sur le modèle du scoutisme qui passe mieux l’épreuve de la crise. Le prix n’explique pas tout mais il convient d’intégrer cette donne dès la programmation.

Valoriser le choix de l’enfant

La valorisation du choix de l’enfant : c’est là clé essentielle et une rupture avec le modèle des colonies d’antan. Pour autant, elle ne peut se résumer à un guichet ouvert sur une jungle d’opportunités. Faire société, c’est apporter sa pierre à un projet sur un séjour : de réalisation théâtrale, de découverte sportive ou du bricolage. Au stage qui enferme l’expérimenté et isole le néophyte, les pouvoirs publics doivent privilégier l’appui aux séjours de découverte progressive et ludique. Ceux qui actionnent les qualités cognitives moins marquées socialement ou sexuellement.

Des études pointent l’effondrement depuis vingt ans des temps de relations sociales des adolescents.  Pourquoi ne pas créditer chaque enfant d’un « compte colo » individuel ? A l’heure où les pouvoirs publics s’interrogent sur la contribution virtuelle des plateformes d’échanges d’appartement, voilà une opportunité de leur redonner sens et matérialité.

 

Propositions

  1. Un demi million de départs supplémentaires en vacances en cinq ans
  2. Création d’un fonds d’aide aux projets territoriaux : lieux d’accueil et revitalisation de la ruralité, montage en amont dans un souci de maitrise des coûts, ingénierie pédagogique, etc
  3. Financement d’un « compte vacances » par une taxe sur les plateformes de locations

 

De l’Intelligence Artificielle : crypto-T-shirt #Episode 10

En discutant avec mon entourage (qui n’est pas forcément dans le digital), je me suis rendue compte que l’approche de ce sujet peut sembler parfois difficile, voir « terrorisant » car les articles semblent inaccessibles pour des novices. En créant ce blog, je souhaite partager mes recherches suite à mes propres questionnements, mais aussi, mes découvertes au travers de présentations d’entreprises innovantes sur l’Intelligence Artificielle.

#Episode 10.

Depuis plusieurs semaines, je vous parle de machine learning, de physique quantique, d’algorithme, de crypto-monnaies, de blockchain…

C’est le moment de décompresser un peu !

 

 

L’été arrive, envie d’un tee-shirt sympa et original !

BlockChainshirt vous propose des designs uniques. Contrairement à la concurrence, il y a une réelle réflexion derrière leurs créations. L’équipe de graphistes conçoit les tee-shirts de manière à faire découvrir l’univers de la cryptomonnaie tout en expliquant sa fonction principale.

Dylan, le founder, investisseur dans les cryptomonnaies, a eu l’idée de créer BlockChainShirt car il souhaitait transmettre sa passion au travers du vêtement.

A ce jour,Tom Fostier et Sérigne Fall l’ont rejoint dans cette aventure.

Une toute jeune marque qui n’existe que depuis quelques mois. La première boutique a été ouverte en Février 2018. Vous pourrez y retrouver toute la première collection en exclusivité.

Je vous invite à visiter leur site pour un petit moment shopping : https://blockchainshirt.io

Les produits ne sont actuellement disponibles que sur la boutique officielle et le site. Mais l’équipe BlockChainShirt met tout en oeuvre pour rendre leurs produits accessibles sur d’autres boutiques. D’ailleurs, si un partenariat vous intéresse, n’hésitez pas à les contacter !

 

 

 

 

De l’Intelligence Artificielle : les colonies de fourmis #Episode 9

En discutant avec mon entourage (qui n’est pas forcément dans le digital), je me suis rendue compte que l’approche de ce sujet peut sembler parfois difficile, voir « terrorisant » car les articles semblent inaccessibles pour des novices. En créant ce blog, je souhaite partager mes recherches suite à mes propres questionnements, mais aussi, mes découvertes au travers de présentations d’entreprises innovantes sur l’Intelligence Artificielle.

#Episode 9.

Bonjour tout le monde,

Quoi de prévu ce week-end ?

Vous aviez l’idée de faire un pique-nique ! Très bon choix.

D’ailleurs, en parlant de ça, qui n’a jamais connu la joie d’accueillir durant ce moment de gentils petits insectes?

Cela ne vous coupe pas l’appétit pour autant, mais soyons  réalistes : les insectes viennent toujours s’inviter à table et plus précisément les fourmis. D’ailleurs, lorsqu’une fourmi arrive, d’autres la suivent peu après. On appelle cela une colonie.

Figurez-vous qu’un algorithme s’est inspiré du comportement de cette colonie : l’Algorithme de colonies de fourmis.

Pourquoi ?

Une fourmi seule est limitée, collectivement elles trouvent le chemin le plus court entre une source de nourriture et leur nid.

Le premier algorithme de colonies de fourmis proposé est appelé le Ant system (système fourmi).

Cet algorithme appelé à ce jour ACO : Ant Colony Optimization permet de calculer la trajectoire la plus courte.

Comment ?

Cet algorithme est basé sur un savoir commun indiquant aux autres “fourmis “ les directions à suivre ou au contraire à éviter.

Par exemple …

Une fourmi trouve une solution et, qu’elle soit bonne ou mauvaise, toute la colonie sera au courant. Nous parlons alors de connaissance collective. Ainsi, lorsqu’une nouvelle fourmi arrivera dans la communauté et devra prendre une décision, elle pourra s’appuyer sur la connaissance collective afin de mesurer les différentes options qui s’offrent à elle. La fourmi sécrète de la phéromone pour guider ses congénères et indiquer s’il s’agit de la bonne route. Cet algorithme retranscrit le même processus : si un chemin est fortement emprunté (phéromoné), c’est que la solution semble intéressante car de nombreuses fourmis l’ont validé donc il est important de le prendre en considération.

Néanmoins, supposons que des fourmis rebelles décident d’opter pour un chemin plus long car elles considèrent qu’il n’est pas loin : il sera lui aussi phéromoné.

Sauf qu’il n’est pas des plus conseillés.

Cet algorithme a l’avantage de permettre de réaliser une évaporation de phéromone.

Cette diminution de phéromone permettra de ne plus mettre en avant ce chemin et conseillera à la colonie d’éviter de s’y engager et d’aller vers des solutions plus pertinentes.

Bilan, vous remercierez cet algorithme  lorsque vous partirez à la campagne faire votre pique-nique et que votre gps vous proposera le chemin le plus court.

 

MEMO

L’Algorithme de colonies de fourmis permet de calculer le trajet le plus court en se basant sur la connaissance collective. Cette connaissance collective qui est enrichie par chaque agent ou fourmi est assimilée à de l’intelligence artificielle car le partage de données permet d’arriver à de meilleures solutions.