Jennifer Picard

Jennifer, 38 ans, consultante indépendante

A la veille d’échéances présidentielles et législatives qui s’annoncent historiques, Novo Ideo prend le pouls du pays. A travers sa série des « Chroniques en France », notre think tank part dans tout l’hexagone recueillir les attentes fondamentales de concitoyen/nes. Entre difficultés quotidiennes et ressorts pour l’avenir : qu’espèrent aujourd’hui les Français de leurs politiques publiques ? Quelles sont leurs « doléances », comme on le demande à chaque grande étape de refondation de la Nation ? Novo Ideo a posé quatre questions à des citoyen/nes de toutes conditions. Ce sont eux qui répondent en formulant les changements nécessaires.

  1. Qu’est ce qui est le plus difficile ou pénible dans votre métier ou votre vie aujourd’hui ? (conditions de travail quotidiennes ou conditions de vie…)
  2. Si vous aviez un candidat à la présidentielle/législative en face de vous, et que vous aviez la possibilité de lui demander de réaliser un seul changement, ce serait lequel ?
  3. Si vous aviez également la possibilité de lui demander de ne pas (trop) toucher quelque chose qui a une importance pour vous, pour aujourd’hui ou pour demain, ce serait quoi ?
  4. Enfin, l’élément le plus important que vous prendrez le plus en considération avant d’aller voter ?

MA BIO

Jennifer, 38 ans, Paris 18e

Consultante indépendante en études marketing et opinions

Originaire de Bourg-en-Bresse (Ain), Jennifer avait pour rêve d’enfant de devenir professeur d’anglais. Un bac et une année passée dans une réserve amérindienne du Montana plus tard, elle caresse un nouvel objectif : devenir journaliste. Elle le réalise en se construisant d’abord un parcours d’études : l’Institut d’études politiques de Lyon en spécialisation Communication et politique, puis une année en Angleterre pour étudier le cinéma, enfin un DESS de journalisme bilingue à Paris en 2002. De là, elle ouvre la porte de plusieurs médias français et internationaux (L’Obs, Courrier International, The New York Times, RFI…) avec lesquels elle collabore quelques années. Mais le journalisme la laisse sur sa faim : très contrainte sur le plan économique comme sur celui des formats d’écriture, cette activité ne lui permet pas de retrouver la substance des entretiens sociologiques qu’elle menait lorsqu’elle était étudiante.

Le hasard des rencontres lui fait alors découvrir le champ des études qualitatives d’opinion, plus propices à une compréhension en profondeur des évolutions sociales. Après plusieurs années en instituts d’études, Jennifer intègre une start-up dédiée web social avec pour mission de développer des méthodes d’analyse des conversations sur les réseaux sociaux. En tant que directrice de département, elle a la charge de recruter puis de coordonner le travail d’une vingtaine de personnes.

En 2011-2012, sa grossesse puis la naissance de sa fille Louise marquent une étape importante. Mais l’envie d’être pleinement présente à cet événement majeur s’articule mal avec sa vie professionnelle. Jennifer choisit de s’investir dans une crèche parentale et de fonder en SAS son propre cabinet d’études et de conseil. Malgré son exigence et son risque financier, l’entrepreneuriat indépendant lui laisse plus de flexibilité pour s’occuper de sa fille et de sa famille. Un modèle très agréable également sur le plan de l’intérêt des sujets traités, mais qui trouve ses limites au bout de cinq ans : Jennifer ressent aujourd’hui l’envie de se réinvestir dans une aventure collective…

Temps de travail : 48 heures par semaine en moyenne

Jennifer Picard

« Un revenu universel permettrait de protéger les plus démunis,
de concilier vie professionnelle et familiale,
de libérer les énergies d’entreprendre »

Jennifer38 ans, consultante indépendante

Portrait, photo, interview et montage sonore : Benjamin Bibas

Sur une idée de Jean-Marc Pasquet avec Benjamin Bibas

Pierre Pasquet

Pierre, 89 ans, tourneur-ajusteur à la retraite

A la veille d’échéances présidentielles et législatives qui s’annoncent historiques, Novo Ideo prend le pouls du pays. A travers sa série des « Chroniques en France », notre think tank part dans tout l’hexagone recueillir les attentes fondamentales de concitoyen/nes. Entre difficultés quotidiennes et ressorts pour l’avenir : qu’espèrent aujourd’hui les Français de leurs politiques publiques ? Quelles sont leurs « doléances », comme on le demande à chaque grande étape de refondation de la Nation ? Novo Ideo a posé quatre questions à des citoyen/nes de toutes conditions. Ce sont eux qui répondent en formulant les changements nécessaires.

  1. Qu’est ce qui est le plus difficile ou pénible dans votre métier ou votre vie aujourd’hui ? (conditions de travail quotidiennes ou conditions de vie…)
  2. Si vous aviez un candidat à la présidentielle en face de vous, et que vous aviez la possibilité de lui demander de réaliser un seul changement, ce serait lequel ?
  3. Si vous aviez également la possibilité de lui demander de ne pas (trop) toucher quelque chose qui a une importance pour vous, pour aujourd’hui ou pour demain, ce serait quoi ?
  4. Enfin, l’élément le plus important que vous prendrez le plus en considération avant d’aller voter ?

MA BIO

Pierre, 89 ans, Talence (Gironde)

Tourneur-ajusteur à la retraite depuis 1987

Pierre est bon élève. Sur les conseils de son instituteur, il poursuit sa scolarité au-delà du certificat d’études de fin du primaire. Il entre au collège technique et s’arme d’un Certificat d’Aptitudes Professionnelles (CAP) puis d’un brevet industriel. Il quitte sa campagne en Dordogne pour être avalé par la ville et, de longues années après la guerre, par la « bataille de la production ». Des semaines de 50 heures. En 1947, à sa majorité, chez un mécanicien général. Les mains dans le cambouis toute la journée. Puis, dans un atelier de tournage et de fraisage. « Il y avait du travail à ce moment là ». Il se rappelle du montant de sa feuille de paie au centime près, des prénoms de ses collègues. Une première tentative avortée pour entrer chez un avionneur en 1953. Bon élément, il est invité à rester chez son employeur. Le patronat fiche les ouvriers et organise la mobilité de la main d’oeuvre pour les besoins de la production. Et son immobilité également. Pendant 14 ans. Avant d’intégrer Dassault, « à l’époque du père », le fondateur de génie. Juif et déporté, celui-ci est libéré par les réseaux communistes avec lesquels il gardera un pacte d’honneur. Dont une pratique du paternalisme patronal généreuse en avantages sociaux. Jusqu’à son licenciement, à 59 ans, Pierre restera fidèle à Dassault. Un plan social âprement négocié lui permet de boucler son parcours sans ruptures. Et de couler des jours heureux avec sa femme Josette, ancienne employée de commerce, et leurs deux enfants. Promis à des études courtes par certains de leurs enseignants, l’un deviendra professeur agrégé, l’autre, haut fonctionnaire…

Temps de travail : Retraité

Revenu : 1800 euros nets mensuels

Pierre et son épouse Josette89 et 81 ans, retraité/es

Portrait, photo et enregistrement : Jean-Marc Pasquet

Sur une idée de Jean-Marc Pasquet avec Benjamin Bibas

Jean-Bernard, 59 ans, agriculteur en Vendée

A la veille d’échéances présidentielles et législatives qui s’annoncent historiques, Novo Ideo prend le pouls du pays. A travers sa série des « Chroniques en France », notre think tank part dans tout l’hexagone recueillir les attentes fondamentales de concitoyen/nes. Entre difficultés quotidiennes et ressorts pour l’avenir : qu’espèrent aujourd’hui les Français de leurs politiques publiques ? Quelles sont leurs « doléances », comme on le demande à chaque grande étape de refondation de la Nation ? Novo Ideo a posé quatre questions à des citoyen/nes de toutes conditions. Ce sont eux qui répondent en formulant les changements nécessaires.

  1. Qu’est ce qui est le plus difficile ou pénible dans votre métier ou votre vie aujourd’hui ? (conditions de travail quotidiennes ou conditions de vie…)
  2. Si vous aviez un candidat à la présidentielle en face de vous, et que vous aviez la possibilité de lui demander de réaliser un seul changement, ce serait lequel ?
  3. Si vous aviez également la possibilité de lui demander de ne pas (trop) toucher quelque chose qui a une importance pour vous, pour aujourd’hui ou pour demain, ce serait quoi ?
  4. Enfin, l’élément le plus important que vous prendrez le plus en considération avant d’aller voter ?

MA BIO

Jean-Bernard, 59 ans, La Roche sur Yon

Agriculteur depuis 39 ans

Après un brevet technicien agricole, Jean-Bernard a fait son service militaire puis s’est installé avec ses parents pendant neuf ans. Il a ensuite repris la ferme qu’ils louent avec son épouse, à quelques kilomètres de La Roche sur Yon, préfecture de la Vendée. Depuis 2011, ils font de l’agriculture biologique et, depuis 2013, se sont lancés dans l’activité meunière (culture et vente de sarrasin, millet, épeautre, seigle). Jean-Bernard est père de trois enfants. Un de ses fils est associé et travaille avec le couple, ce qui allège son temps de travail. Ses horaires varient selon le quotidien avec la météo, “sauf durant les périodes de semis et de récolte”. Tout comme ses revenus car avec les avantages, cela lui fait “un peu plus”. Il gère également avec sa femme des chambres d’hôtes depuis des années.

Temps de travail : 46 heures par semaine

Revenu : 1600 euros nets mensuels

« Rapporter un peu d’équité entre les gens »

Jean-Bernard59 ans, agriculteur

Portrait, photo et montage sonore : Christophe-Cecil Garnier

Sur une idée de Jean-Marc Pasquet avec Benjamin Bibas

Océane, 19 ans

Océane, 18 ans, apprentie auxiliaire de puériculture

A la veille d’échéances présidentielles et législatives qui s’annoncent historiques, Novo Ideo prend le pouls du pays. A travers sa série des « Chroniques en France », notre think tank part dans tout l’hexagone recueillir les attentes fondamentales de concitoyen/nes. Entre difficultés quotidiennes et ressorts pour l’avenir : qu’espèrent aujourd’hui les Français de leurs politiques publiques ? Quelles sont leurs « doléances », comme on le demande à chaque grande étape de refondation de la Nation ? Novo Ideo a posé quatre questions à des citoyen/nes de toutes conditions. Ce sont eux qui répondent en formulant les changements nécessaires.

  1. Qu’est ce qui est le plus difficile ou pénible dans votre métier ou votre vie aujourd’hui ? (conditions de travail quotidiennes ou conditions de vie…)
  2. Si vous aviez un candidat à la présidentielle en face de vous, et que vous aviez la possibilité de lui demander de réaliser un seul changement, ce serait lequel ?
  3. Si vous aviez également la possibilité de lui demander de ne pas (trop) toucher quelque chose qui a une importance pour vous, pour aujourd’hui ou pour demain, ce serait quoi ?
  4. Enfin, l’élément le plus important que vous prendrez le plus en considération avant d’aller voter ?

MA BIO

OCEANE, 18 ans

Apprentie auxiliaire de puériculture

Originaire d’une petite ville du Val d’Oise où elle a habité toute sa vie, Océane s’occupe d’enfants en bas âge à Paris en attendant de commencer sa formation d’auxiliaire de puériculture à la rentrée (septembre 2017).
Titulaire d’un CAP Petite enfance obtenu après une seconde générale, elle s’épanouit avec les enfants pour « tout l’amour qu’ils apportent » : « on ne s’ennuie jamais, toutes les journées sont différentes avec eux ». Selon elle, il est socialement important que les enfants puissent disposer de plusieurs cadres de référence adultes, cela leur montre que l’autorité peut se tromper, que les normes peuvent être variables ; cela enrichit leur environnement.
Aînée d’une famille de trois enfants, Océane aime lire, toutes sortes d’auteurs, elle enrichit ses lectures en puisant dans les rayons de la bibliothèque municipale…

Temps de travail : 15 h / semaine

Revenu : 500 euros nets mensuels

Océane, 19 ans

« Transports, durée du travail, âge de la retraite :
être attentif au temps des Français »

Océane18 ans, apprentie auxiliaire de puériculture

Portrait, photo et montage sonore : Benjamin Bibas

Sur une idée de Jean-Marc Pasquet

Rudy, 23 ans, chômeur

Rudy, 23 ans, au chômage

A la veille d’échéances présidentielles et législatives qui s’annoncent historiques, Novo Ideo prend le pouls du pays. A travers sa série des « Chroniques en France », notre think tank part dans tout l’hexagone recueillir les attentes fondamentales de concitoyen/nes. Entre difficultés quotidiennes et ressorts pour l’avenir : qu’espèrent aujourd’hui les Français de leurs politiques publiques ? Quelles sont leurs « doléances », comme on le demande à chaque grande étape de refondation de la Nation ? Novo Ideo a posé quatre questions à des citoyen/nes de toutes conditions. Ce sont eux qui répondent en formulant les changements nécessaires.

  1. Qu’est ce qui est le plus difficile ou pénible dans votre métier ou votre vie aujourd’hui ? (conditions de travail quotidiennes ou conditions de vie…)
  2. Si vous aviez un candidat à la présidentielle en face de vous, et que vous aviez la possibilité de lui demander de réaliser un seul changement, ce serait lequel ?
  3. Si vous aviez également la possibilité de lui demander de ne pas (trop) toucher quelque chose qui a une importance pour vous, pour aujourd’hui ou pour demain, ce serait quoi ?
  4. Enfin, l’élément le plus important que vous prendrez le plus en considération avant d’aller voter ?

MA BIO

RUDY, 23 ans

Au chômage, a quitté les études depuis 3 ans

Rudy fait une première année de BTS comptabilité en alternance chez Axians A2i, un entrepreneur spécialisé dans les télécommunications à Nanterre (92). Il arrête avant la fin en mai car cette orientation, qu’il a choisie sans entrain après des études en STG au lycée, ne lui convient pas du tout. II se rend compte trop tard qu’il aurait pu demander des indemnités de chômage. Il vit depuis chez ses parents mais il compte faire un brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS). Il avait déjà tenté l’année dernière mais n’avait pas réussi à trouver une alternance « car les entreprises du secteur ne recrutent pas ». Cette fois, il s’est accordé avec la mission locale de sa ville du Val-d’Oise pour être embauché s’il obtient son BAFA avant. De quoi s’orienter vers cette solution que l’Éducation Nationale ne lui avait pas trouvée, à l’époque.

Temps de travail : 0 heures

Revenu : 0 euros nets mensuels

Rudy, 23 ans, chômeur« Améliorer le système d’orientation pour les jeunes »

Rudy23 ans, au chômage

Portrait, photo et montage sonore : Christophe-Cecil Garnier

Sur une idée de Jean-Marc Pasquet avec Benjamin Bibas