Des droits, pas des pierres.

Cette forte aspiration à l’égalité des droits est corrélée avec la légalisation de la contraception, un fort taux d’alphabétisation et un accès élevé aux études universitaires. Ainsi, régulièrement, nous voyons les femmes en première ligne dans le mouvement pour la démocratie en Iran.

Souvenons-nous de Neda, cette jeune femme assassinée lors d’une manifestation en juin 2009, et dont le portrait a fait le tour du monde !

Une lutte bien orchestrée pour l’égalité entre les hommes et les femmes

En 2006, la campagne « one million signatures » est lancée : 54 femmes iraniennes lancent une déclaration-manifeste qui dénonce la sacralisation des inégalités entre les sexes par le régime islamiste. Les femmes iraniennes ont payé très cher l’avènement de la République islamique d’Iran. Avec cette campagne-pétition, elles ont initié le mouvement pour la démocratie.

Remarquable aussi la façon dont le mouvement des femmes iraniennes a été relayé dans le monde par la diaspora iranienne et les associations qui défendent les droits des femmes.

Le prénom de Sakineh fait depuis 2 mois la Une des journaux.



La communauté internationale s’est saisie du dossier de cette femme condamnée à la lapidation. Alors que d’autres pays pratiquent la peine de mort par lapidation sans susciter une telle réprobation, nous assistons cette fois à une mobilisation internationale. Et, si le régime islamiste recule d’une façon ou d’une autre sur cette lapidation, on peut s’attendre à ce qu’elle disparaisse dans les autres pays qui la pratiquent.

Pourtant, il faut noter que cette lutte contre la lapidation n’est pas une lutte pour l’égalité des droits puisqu’en Iran, cette condamnation concerne les femmes et les hommes. Si ce n’est que là encore, elle s’applique plus souvent aux femmes, et que sa règlementation est différenciée selon le sexe.

L’homme est enterré jusqu’à la taille avec les bras dégagés, ce qui lui laisse une chance de parvenir à sortir du trou et d’être considéré comme libre. La femme, quant à elle, est enterrée jusqu’au dessus des seins ?

Alors, si incontestablement l’arrêt des lapidations est un progrès pour l’humanité, cela fera-t-il avancer les droits des femmes en Iran ?