La pollution tue en ville

Péril sanitaire.

On sait depuis les études Apheis ([Etude sur 26 villes européennes, 2002)], Erpurs (Etude pilotée par l’Observatoire régional de la santé en Ile-de-France, 2009) et Aphekom (2009/2011) ([Etude regroupant 60 équipes de recherche)] que la simple réduction du niveau des polluants à la norme de l’OMS permettrait de rallonger la durée de vie d’un homme (vivant à Paris, Lille, Lyon ou Strasbourg) de 30 ans de 6 mois!

Ces études suggèrent que les polluants induisent à la fois des maladies chroniques et des épisodes aigus. Les maladies respiratoires sont ainsi fortement accrues : 15 à 30% des enfants asthmatiques (de 0 à 17 ans) font des bronchites et la hausse des hospitalisations pour crise d’asthmes est de 18%. Chez les personnes âgées (>65 ans) l’hospitalisation pour des accidents vasculaires augmente de 27% sous l’effet des polluants sur la santé. Selon l’Apheis et l’Afsset (2004), le nombre de cancer pulmonaire a été multiplié par 4 entre 1952 et 2000 le nombre de particules fines présentes dans l’air entraînerait près de 5000 décès sur une population de 15 millions d’habitants.


Face a retard pris par la France
en matière de restriction de la circulation routière dans les zones densément peuplées, des villes comme Paris et Saint-Denis expérimentent la limitation de l’accès à 4 catégories de véhicules dont les 2 et 3 roues mis en circulation avant juillet 2004, les voitures particulières et utilitaires légers antérieurs à octobre 1997, et certains bus et autocars antérieurs à octobre 2001. La Ministre Kosciusko-Morizet a ainsi proposé lors des premières assises nationales de la qualité de l’air un plan d’action sur les « Zones d’action prioritaires pour l’air » (Zapa). Dans les milieux environnementalistes Bulletin ([« Liaison », Mai 2011)], la critique porte sur un classement des véhicules qui ne repose pas sur leur capacité à polluer tels que les grosses berlines et les 4*4 récents.