L’Agenda 21 : la « Bible » des politiques publiques.

L’Agenda 21 est un document de programmation à part.

Il ne se superpose pas aux autres schémas de planification : il les domine.

Il doit intégrer, outre une vision de l’exemplarité de l’administration en tant que « partenaire », un volet interne, tourné vers l’administration elle-même.

La valeur de ce chantier tient plus dans la dynamique de projet qu’il insuffle que dans l’intérêt du document produit. Or, l’Agenda 21 est trop souvent un prétexte à plaquettes de communication en papier glacé alors qu’il devrait être la pierre angulaire ?la Bible- de toute action publique. La feuille de route inspirant les politiques aussi bien dans les méthodes que les objectifs à atteindre.

Bien plus qu’un recensement des bonnes pratiques existantes ou issues du passé, il doit également contenir un plan d’action.
En ce sens, l’Agenda 21 se distingue des autres documents de programmation. car les actions engagées à ce titre doivent intégrer en amont au moins partiellement les dimensions économiques, sociales, environnementales et démocratiques des chantiers, bien au-delà d’une comptabilisation ex-post de leurs effets dans ces différents domaines.

C’est là un point faible dans nombre d’Agenda 21 locaux : ils ne contiennent pas de plan d’action conséquent. Ils se contentent trop souvent de donner une cohérence stratégique à des actions déjà engagées, voire à les justifier après coup.