Une prime pour la transition climatique

Une tribune publiée dans Les Echos le 27 novembre 2018.

La hausse récente des carburants ne représente qu’une fraction des efforts qui seront nécessaires pour tenir les objectifs climatiques. La grogne qui l’a accompagnée nous rappelle donc l’importance de concilier protection du pouvoir d’achat et protection du climat.

En France, un ménage génère environ 26 tonnes de CO2 par an (en incluant le CO2 des produits importés). Passer de 26 tonnes à zéro coûte 2 à 3000 euros par an, soit la moitié du budget d’alimentation d’un ménage ou la totalité de l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Le transport est l’un des secteurs qui a déjà fait le plus d’efforts pour intégrer le « coût réel du CO2 », même s’il lui reste encore la majorité du chemin à parcourir. Ce sont l’industrie et la construction qui ont encore le plus de chemin à parcourir.

On pensait initialement que cet effort serait plus progressif car lissé par la croissance : si elle était de 3%, les revenus augmenteraient d’ici 2030 d’un montant suffisant pour financer dix fois l’effort climatique. Malheureusement, la richesse par tête n’a augmenté en moyenne que de 0.3% par an depuis dix ans. Pour les plus modestes, elle stagne depuis 2002. Ces derniers sont donc pris en tenaille entre un pouvoir d’achat stable et des coûts en hausse.

Selon l’OFCE, la trajectoire carbone coûtera d’ici 2022 l’équivalent de 50% de l’épargne des 20% des français les plus modestes, contre 25 fois moins (moins de 2%) pour les 20% les plus riches

Pourtant il faut agir : si nous ne faisons rien, les conséquences directes que nous subirons seront encore pires, sans compter les impacts indirects comme la hausse des migrations climatiques. Mais l’ampleur de l’effort nous impose d’abord d’assurer qu’il soit réalisé aussi efficacement que possible, et d’autre part que ses effets massifs sur le pouvoir d’achat soient amortis.

D’abord, le coût de la transition climatique sera d’autant plus réduit que nous nous focaliserons sur les solutions aux coûts par tonne de CO2 les plus bas. Ainsi, il vaut mieux isoler les habitations les plus énergivores que promouvoir les biocarburants (jusqu’à 1000 euros la tonne de CO2). De même, certaines énergies peu carbonées ont un intérêt limité si elles sont placées au mauvais endroit (solaire dans le Nord) ou si elles induisent des coûts déraisonnables de stockage ou d’ajustement entre offre et demande électrique.

« Il vaut mieux isoler les habitations les plus énergivores que promouvoir les biocarburants », Vincent CHAMPAIN

Ensuite, s’il est vrai que le plus efficace pour décarboner l’économie est de nous confronter au vrai prix du CO2, on doit en traiter les effets sur le pouvoir d’achat de façon systématique – sauf à susciter le rejet de la population. Les hausses de taxe carbone à venir devront donc être associées à un mécanisme structurel de soutien au pouvoir d’achat. Par exemple une prime pour la transition climatique (PTC) forfaitaire, calculée notamment en fonction du besoin initial de mobilité et de chauffage des ménages. Elle limiterait le risque d’appauvrissement en compensant à peu près le niveau initial de la taxe carbone, tout en gardant l’effet d’incitation à réduire les émissions puisque les produits carbonés verront leur coût augmenter. Le montant de la PTC étant lié au revenu de la taxe carbone, elle diminuera avec la réduction des émissions de CO2, tout en laissant aux français les plus modestes une épargne suffisante pour faire les investissements nécessaires.

Il existe déjà des aides à la décarbonisation que la création d’une telle prime pourrait unifier, tout en apportant la garantie que la hausse de la fiscalité verte vise des objectifs climatiques plutôt que des objectifs financiers. La définition précise des critères de cette prime pourrait faire l’objet d’une conférence annuelle définissant le meilleur compromis entre faisabilité pratique, simplicité du dispositif et protection des catégories les plus vulnérables.

Comme la prime d’activité, créée pour éviter les trappes à bas salaires, la PTC limiterait les « trappes à pauvreté climatique » qui risquent d’être créées par l’ampleur de l’effort de décarbonisation, notamment pour les revenus les plus modestes. Il faut reconnaître au gouvernement d’Edouard Philippe son ambition sur le climat, mais cette ambition nécessite justement de ne pas faire du climat l’ennemi du pouvoir d’achat.

De l’Intelligence Artificielle : la banque technologique #Episode 11

En discutant avec mon entourage (qui n’est pas forcément dans le digital), je me suis rendue compte que l’approche de ce sujet peut sembler parfois difficile, voir « terrorisant » car les articles semblent inaccessibles pour des novices. En créant ce blog, je souhaite partager mes recherches suite à mes propres questionnements, mais aussi, mes découvertes au travers de présentations d’entreprises innovantes sur l’Intelligence Artificielle.

Direction le 1er arrondissement. Arrêt au 31 avenue de l’Opéra où une entreprise française innovante est implantée : OneWealthPlace.

OneWealthPlace est une jeune start-up qui apporte de nouvelles solutions dans le domaine de la gestion d’actifs et de fortune.

Comment?

Au travers de solutions digitales disruptives, OneWealthPlace propose aux banques et aux gérants de nouvelles possibilités pour répondre aux attentes des clients en proposant des plateformes interactives et efficaces.

L’équipe OneWealthPlace, composée d’experts en gestion de fortune, gestion d’actifs, finance de marché et logiciels financiers, a étudié dans les moindres détails les différentes problématiques que conseillers et clients peuvent rencontrer. Les produits, basés sur des expériences réelles et des idées innovantes, sont en totale adéquation avec les exigences actuelles en matière de digitalisation et en réelle corrélation avec les évolutions dans ce secteur d’activité.

OneWealthPlace a développé une large gamme de produits par le biaisde son outil AIR (Analytics Intelligent Robotics).

Par exemple …

+ AIR Wealth : Une nouvelle vision de la banque privée.

Grâce au Machine Learning, la plateforme AIR Wealth prédit les comportements des clients, leurs besoins et leurs attentes et permet au conseiller de saisir plus d’opportunités. Le conseiller possède une vision 360° de chaque client, lui permettant ainsi de bénéficier de conseils personnalisés.

OneWealthPlace s’adapte aux nouveaux comportements clients en visant l’Omni-channel A.T.A.W.A.D (Any Time, Any Where, Any Device).

La priorisation intelligente permet une optimisation de temps pour le conseiller car les tâches seront hiérarchisées selon le niveau de priorité. Rassurez-vous, toutes les données sont cryptées, permettant aux clients de stocker leurs documents importants de manière sécurisée. Sur le plan fonctionnel, il est tout à fait possible de rajouter des modules sans aucune difficulté et de les intégrer à tout CRM déjà implanté.

En résumé, un outil simple et fonctionnel permettant aux banques privées de répondre plus précisément aux attentes clients.

+ AIR Fund : La plateforme de distribution de fonds collaborative basée sur la technologie Blockchain.

OneWealthPlace s’attaque à la distribution de fonds en créant une plateforme collaborative où les gérants d’actifs auront le pouvoir. En échange de leurs données, les gérants pourront mutualiser leurs coûts, simplifier les échanges avec leurs partenaires et surtout accéder aux informations concernant les distributeurs et leurs clients afin d’améliorer leur distribution.

La technologie Blockchain permet une décentralisation des processus et une sécurisation de toutes les données relatives aux fonds.

Du 100% Digital. Bilan : une distribution facilitée et des coûts diminués.

OneWealthPlace, par son analyse approfondie du marché, a su décliner des produits performants, efficaces et particulièrement fonctionnels. Cette entreprise ouvre de nouveaux horizons dans ce secteur qui a besoin de suivre les envies, les attentes de ses clients. De plus, cela fait toujours plaisir lorsqu’une entreprise française se montre aussi innovante sur le marché.

Je vous invite à découvrir les autres outils : www.onewealthplace.com

MEMO

#Mémo du jour : Dans le milieu financier, nous nous orientons de plus en plus vers la fintech (finance technologie). Le Machine Learning propose des solutions adaptées à nos besoins et bien plus ciblées. En tant qu’utilisateur, ce que nous recherchons, c’est être compris, et pour les conseillers, il s’agit d’une façon de travailler avec un minimum de stress