Mon corps m’appartient : un malentendu ?

Depuis des mois, les valeurs d’émancipation et d’égalité prônées par les associations féministes, sont les cibles de multiples lobbies: Manif pour tous, industrie du sexe et de la prostitution. Pourtant quel est le sens de la liberté, si elle n’est pas liée à l’égalité ?

De son côté, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, ne chôme pas : présente sur le terrain législatif, elle intervient dans tous les secteurs pour faire avancer les droits des femmes et la culture de l’égalité dans la société :

-* – Suppression de la notion de détresse pour recourir à une IVG
-* – Education à l’égalité dans le système scolaire (ABCD de l’égalité)
-* – Renforcement de la loi sur le recouvrement des pensions alimentaires impayées
-* – Vote par l’Assemblée Nationale de la loi sur le renforcement de la lutte contre le système prostitutionnel avec abrogation du délit de racolage et responsabilisation/pénalisation du client.

La volonté politique semble parfois bien fragile face à un ordre des choses que certain-es voudraient immuable. Et il reste tant à faire pour éradiquer les violences contre les femmes, que ce soient les inégalités professionnelles et salariales, les viols et les assassinats?

Alors cette année encore, les féministes reprendront leur slogan « Mon corps m’appartient » pour dire que les notions de « femme-objet » et de « marchandisation du corps des femmes » sont contraire à la liberté et l’égalité, inscrites dans notre Constitution.