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Précarité énergétique : combien? Et jusqu’à quand ?

Répondre aux urgences

Elle a même osé conseiller aux Français d’éteindre le moteur de leur voiture à l’arrêt?! Si l’on veut être sérieux et crédible, pour lutter contre le coût de l’énergie pour les citoyens, il vaudrait mieux contrôler les marges substantielles des compagnies pétrolières et surtout rétablir le mécanisme de TIPP flottante pour faire baisser le niveau des taxes sur l’essence.

De même, le 1er mars dernier, la ministre de l’Ecologie et du Développement Durable Nathalie Kosciuzko-Morizet a annoncé la mise en place d’un observatoire de la précarité énergétique. Sur ce point, à la différence du machin proposé par madame Lagarde, cet observatoire dont seront notamment parties prenantes le ministère, l’ADEME, l’ANAH et l’ARF est utile et même nécessaire. Il permettra d’objectiver la situation de précarité énergétique dans laquelle se trouve un nombre croissant de nos concitoyens et ainsi, de constituer un espace de suivi des actions entreprises pour la réduire, afin d’en mesurer les impacts et d’en partager les expériences

Pour rappel, se trouve en situation de précarité énergétique toute personne qui consacre plus de 10% de ses ressources à ses dépenses énergétiques. Le nombre de Français concernés avoisinerait les 3,5 millions, chiffre qui n’est susceptible que d’augmenter avec la hausse du prix du gaz de 5% au 1er avril (ce n’est malheureusement pas un poisson) et celle envisagée de l’électricité à mi 2011, concomitamment au renchérissement actuel du baril de pétrole.

Pour autant, la puissance publique n’est pas impuissante face à cette hausse de la précarité énergétique. L’Etat autant que les collectivités territoriales peuvent d’une part agir pour une transition économique vers un modèle économique moins énergivore et, d’autre part, décider de mettre en place des aides financières publiques apportées aux ménages précaires.

Il faut se rendre compte que les initiatives locales (fléchage des budgets du fonds de solidarité logement départemental vers l’isolation thermique des logements et éducation à un comportement énergétique plus sobre) ou nationales (on pourrait imaginer la création d’un fonds national d’aide à la résorption de la précarité énergétique) dans le domaine apparaissent comme une impérieuse nécessité en termes de solidarité nationale et de cohésion sociale.

Comment expliquer que dans la cinquième puissance économique du monde, une part significative de la population ne puisse pas payer ses factures énergétiques, ou bien se retrouve même contrainte de ne pas suffisamment se chauffer pour pouvoir manger et se loger?correctement ?

Ces réflexions sont regroupées sur le blog des hauts fonctionnaires de la fonction publique territoriale dédié : le blog des « politiques publiques du développement durable »

Pour en finir avec la diplomatie du nucléaire

«?Il est vital de bâtir des programmes nucléaires civils pour assurer notre indépendance énergétique et nous procurer une énergie qui n’émet pas de gaz à effets de serre?»(http://www.livemint.com/2010/12/04162742/Sarkozy-backs-India8217s-pe.html) a déclaré Nicolas Sarkozy lors de sa visite en Inde, alors même que se tenait à Cancun la conférence sur le climat.

Représentant de commerce patenté d’Areva, notre Président de la République tente donc d’exporter à l’étranger nos EPR, emballés dans une rhétorique bien connue en France : pourquoi développer des énergies alternatives aux énergies fossiles puisque nous disposons du nucléaire ?

Oublions Tchernobyl et Bhopal, oublions les surcoûts et les retards des deux projets d’EPR en France et en Finlande, oublions le toit du bâtiment annexe de la centrale de Flamanville effondré sous le poids de la neige (http://www.lejdd.fr/Ecologie/Energie/Actualite/Flamanville-Un-toit-s-effondre-a-la-centrale-nucleaire-238481/ http://www.michele-rivasi.eu/a-la-une/le-gouvernement-veut-la-mort-du-photovoltaique/). Oublions la faille sismique sur laquelle les centrales indiennes doivent être implantées, les risques d’attentats, les populations qui vont perdre leurs terres au nom du sacro-saint développement. Oublions les mesures de sécurité, les risques de fuites radioactives, le traitement des déchets. Oublions le Traité de non prolifération nucléaire, non ratifié par l’Inde, ce qui devrait, conformément aux engagements signés par la France empêcher toute collaboration dans le domaine du nucléaire civil.

Irrationalité comptable et mise en danger

4% de l’énergie produite en Inde aujourd’hui est d’origine nucléaire. Un plan de développement du nucléaire en Inde prévoit de passer à 60 000 megawatts d’ici à 2020, soit presque autant que la France aujourd’hui (62 000 megawatts). Quels qu’en soient les coûts, la lourdeur des infrastructures, et les risques pour la population et l’environnement.

Une étude menée par le Dr S.P. Udayakumar ( Emergency Unpreparedness at Koodankulan, Dr. S.P. Udaykumar, People’s Movement Against Nuclear Energy, National Alliance of Anti-nuclear Movements) sur le site de la centrale nucléaire de Kalpakkam montre que seulement 12% de la population possède une connaissance minimale des risques induits par une exposition aux radiations, et 5% seulement sait quelles mesures appliquer en cas d’accident nucléaire. Les responsables des villages eux-mêmes sont peu au fait des précautions à prendre, tandis que les plans de secours semblent quasi inexistants de l’aveu même des autorités.

Contrairement aux idées reçues sur les retombées économiques d’un tel chantier, l’étude montre que seulement 8% de la population locale est employée par la centrale, que de nombreuses promesses de travail en échange de la vente des terres n’ont pas été tenues, mais que le prix des denrées de base a fortement augmenté. Un résultat pas très brillant au regard des 7 milliards d’argent public investi dans la centrale.

Le projet EPR en Inde

Aujourd’hui, les deux projets d’EPR en construction, en France et en Finlande, présentent des retards importants. Non seulement ils s’avèrent beaucoup plus coûteux que prévu, mais ils présentent des risques encore plus élevés que le nucléaire civil «?classique?».

Le réseau Sortir du nucléaire
( Dix bonnes raisons de refuser l’EPR -Réseau Sortir du nucléaire
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=epr2&page=1
) avance ainsi dix bonnes raisons de refuser l’EPR, notamment parce que cette technologie présente «?des risques d’accidents majeurs : fusion du c?ur (par exemple, par perte du liquide de refroidissement du circuit primaire), destruction de l’enceinte de confinement (par explosion de l’hydrogène produit lors de l’accident).?»

Pourtant Areva a signé un accord préliminaire avec l’Inde pour un montant de 7 milliards d’euros. Les deux réacteurs EPR devraient être installés à Jaitapur, dans l’Etat du Maharashtra, zone classée à risques pour sa forte activité sismique. Des études de la Société d’Histoire naturelle de Bombay montrent que le projet aura des conséquences irréversibles pour l’environnement, et Greenpeace Inde dénonce son implantation. Les habitant-es multiplient les actions non violentes pour protester contre cette installation.

Avant que le contrat soit finalisé, il faudra un accord commercial supplémentaire. Et surtout, il faudra qu’Areva accepte de jouer le jeu de la législation indienne, qui, l’été dernier, s’est dotée d’une loi, la Civil Liability for the Nuclear Damages Bill, qui estime qu’en cas d’accident nucléaire le constructeur de la centrale peut être tenu financièrement responsable.

Nicolas Sarkozy a publiquement déclaré qu’il allait évoquer cette question avec le Premier ministre indien. Areva, et ses assureurs, ne cachent pas leurs inquiétudes devant ce cadre juridique qui reste peu restrictif, mais qui de fait engagerait la responsabilité de constructeur tout-au-long de la durée de fonctionnement de la centrale. Au lieu de se soucier de la sûreté pour les populations, le Président de la République française a donc été plaider la cause d’Areva et fait pression pour modifier la loi indienne. L’industrie nucléaire ne saurait rêver plus ardent lobbyiste.

Climat : Nicolas Sarkozy n’a décidément rien compris

Un rapport OXFAM-Réseau Action pour le Climat
(http://www.oxfamfrance.org/Quai-des-brumes-suivi-des,930) montre que la France, malgré ses promesses, n’a réellement dégagé que 18% des fonds promis à Copenhague pour accompagner l’adaptation au changement climatique des pays en voie de développement. Au-delà du greenwashing du nucléaire, Nicolas Sarkozy et son gouvernement continuent à tenir un double discours. Au lieu de prôner le nucléaire, il est plus que temps d’envisager des solutions durables et de bâtir une coopération qui ne soit pas basée sur les ventes de centrales ou d’armement. Car la visite de Nicolas Sarkozy s’est accompagnée aussi de négociations pour l’achat de Rafales et de missiles, ainsi que le développement conjoint d’un avion de combat. Bel effort de la République française en faveur d’un règlement pacifique du conflit entre l’Inde et le Pakistan, autre grand acheteur d’armement.

Renouvelables : centrer l’action publique sur les axes à forte valeur écologique et sociale

Bâti et énergies renouvelables : La loi d’orientation du 13 juillet 2005 fixe l’objectif d’atteindre les 21% d’électricité d’origine renouvelable en 2010. Si l’essentiel aujourd’hui provient de l’hydraulique (12 à 15% soit les 9/10? de l’énergie renouvelable), le développement récent des autres types de sources devrait modifier cette répartition. Les opportunités sur le bâti se développent de manière accélérée désormais.

Le solaire

Le solaire en forte croissance (10 à 20% par an!) reste dépendant du soutien des Etats. En Allemagne, les tarifs de rachat ont permis l’essor d’un secteur qui compte aujourd’hui plus de 10 000 emplois directs. En France, cette activité a été dynamisée notamment par le crédit d’impôt même si notre pays reste un « nain solaire ». Un seul acteur industriel Français : Photowaat, installé en Isère. L’essentiel de la production nationale est réservée…à l’exportation! Si le solaire thermique (moins d’un million de mètre carré en France contre 8 fois plus en Allemagne), combiné à un chauffeau, dispose des meilleurs rendements, le solaire photovoltaïque devrait être marqué par l’entrée sur le marché de nouveaux opérateurs, notamment Chinois, développant de nouveaux materiaux (polymères) qui devraient mieux s’intégrer au bati.

La géothermie

La géothermie représente au niveau mondial une production d’environ 50 TWH, concentrée sur quelques pays (USA, Philippines, Italie…). En France, le potentiel est concentré en Ile de France où 200 000 logements sont raccordés à des réseaux de chaleur utilisant la géothermie. Les réseaux de chaleur devraient également être redynamisés en relation avec la baisse du taux de TVA les concernant. La filière géothermique reste fortement dépendante des équipements Japonais et pourrait, en France, connaître un nouvel essor en relation avec les meilleures performances de la géothermie à basse profondeur.

L’éolien

L’éolien, essentiellement tiré par l’initiative privée, bénéficie des tarifs de rachat par EDF. Quasi nul en France il y a 5 ans, les grands énergéticiens sont sur les rangs même si l’enjeu économique reste, de leur point de vue, « marginal » pour l’instant. En Allemagne, le potentiel de production (utilisé à 25%) représente l’équivalent d’une quinzaine de réacteurs nucléaires. En France, avec 10 000 MW installés en 2010, le potentiel d’emploi serait de 10 000. A noter que « l’éolien sous marin », l’hydolien, pourrait bénéficier des augmentations des tarifs de rachat.

Le bois-énergie

Le bois-énergie en production locale pourrait représenter assez facilement 2 à 3 points de plus dans le bouquet énergétique français à condition que la ressource forestière ne reste pas, selon les termes de l’ADEME, « sous-exploitée » au regard de l’importance de notre patrimoine forestier. La hausse des prix du baril de pétrole favorise, à l’instar des autres énergies renouvelables, la rentabilité de cette énergie en même temps que l’amélioration des techniques de combustion. On estime à un emploi créée la valorisation de 2000 m3 de bois (ou 440 TEP) à condition que cette exploitation ne vienne pas en concurrence avec le bois-oeuvre.

80% du bois-énergie est consommé par les particuliers, soit 6 millions de foyers et l’équivalent de 7 millons de TEP ou 40 millions de stères. Les granulés (moins de 200 Euros la tonne fabriqués à base de sciure ressemblent à des bouchons d’environ 2 cms de long et de 6 à 8 mms de diamètre : ils ne posent pas de problèmes particuliers de stockage. Les rendements des chaudières les plus récentes atteignent habituellement les 80% tandis que les emissions dégagées par la combustion se limitent quasiment à de la vapeur d’eau.L’installation des appareils de chauffage est bonifié par le crédit d’impôt de 50% qui s’applique sur l’achat du matériel. A noter que la CAPEB et la FFB ont lancé la démarche « Qualibois » fin 2005 et ce, afin de certifier l’installation par un réseau d’artisant qualifié.

Réussir la transition écologique (3) : priorités pour une politique régionale en matière d’économie d’énergie

1. Se fixer un objectif de politique publique et une « cible » : ne pas se disperser

Cela signifie de passer à un état d’esprit de la « mesure démonstratrice » ou « expérimentale » à un véritable engagement de résultat quantifiable. Les politiques locales en matière énergétique ont souvent joué le « tout renouvelable » au détriment de mesures (moins visibles) dont le rapport coût/efficacité énergétique sur le bâti est le meilleur: l’isolation en particulier. Le patrimoine antérieur aux premières législations énergétiques (1975/1980) doit être évalué et un objectif de « traitement » sur une mandature (10% de cette cible ?) peut être même grossièrement quantifié au niveau local.

2. Définir les outils de la politique publique en rapport avec les objectifs

Concrètement, le traitement « classique » de la subvention comporte plusieurs goulots d’étranglement. Sur le plan administratif, les organisations sont peu outillées pour une mesure « massive » et saturent à quelques centaines de dossiers/an. Sur un plan social, l’accès aux dispositifs d’aides et les procédures mises en ?uvre sont « excluantes » : complexité, temps de traitement trop longs, trop faible réactivité ce qui exclut les ménages qui doivent faire les avances de trésorerie sur les travaux?

Les régions Nord-Pas-de Calais et de la Picardie ont opté pour le « crédit bonifié », développé et facilité d’accès par des réseaux bancaires conventionnés, avec des taux d’intérêt nul (pris en charge par la collectivité).

Le remboursement des échéances (la part amortissement uniquement) est calée de sorte qu’elle soit indolore pour le ménage propriétaire bénéficiant dés le premier hiver de la baisse de sa facture d’énergie.

3. Opter pour une démarche de développement durable

La dimension écologique du dispositif est évidente : elle vise à réduire rapidement et significativement (25 à 30%) la première source d’émission de gaz à effet de serre par une meilleure efficacité de l’énergie utilisée sur un parc significatif du bâti résidentiel et tertiaire. C’est généralement une contribution directe à la diminution de la part de l’énergie nucléaire consommée.

La dimension sociale par l’accessibilité de la mesure (les conditions de revenu pour accéder au prêt sont conventionnées) et le caractère indolore de son coût pour le budget des ménages (la durée du prêt pouvant atteindre 6 à 8 ans, le remboursement de la part amortissement restant due est équivalente à la baisse de la facture d’énergie) distingue cet outil des mesures classiques.

La dimension économique, troisième dimension du développement durable est liée à la mobilisation des réseaux d’artisans locaux, en proximité avec la demande, et le potentiel fort de création d’emplois non délocalisables. Les investissements induits sont plus que proportionnels à la dépense publique engagée, étalée dans le temps (les intérêts du prêt), avec un fort levier démultiplicateur sur l’investissement local résidentiel.

Auteur : Club Terre! est un collectif d’élu-es écologistes

Vive la « bidouillabilité »!

De la convivialité

Dans sa pensée de la convivialité, Ivan Illich développe souvent le thème de l’autonomie face aux objets de notre vie quotidienne. Il serait bien embêté aujourd’hui, face à toutes ces boîtes noires chez nous : nous avons à peine le droit de les démonter, de les comprendre et encore moins la possibilité de les modifier. De plus, le règne du jetable, ajouté à une logique marketing et consumériste, pousse les entreprises à vendre de nouveaux modèles tout le temps, rendant obsolète le précédent.

Ivan Illich donne souvent des exemples de progrès qui ont conduit à rendre la vie des populations plus compliquée, voire impossible. Ainsi les habitants de villages ou de bidonvilles se retrouvent à mourir de faim car leurs nouveaux appartements dans des barres ne peuvent accueillir ni cochon ni volaille. Ou encore ces villageois que la bitumisation de la route vers la ville a conduit à la ruine : les camions où l’on pouvait charger le bétail à vendre ont été remplacés par des cars réservés aux passagers. Deux exemples de passage brutal d’une société à une autre qui montrent que la perte d’autonomie des individus peut conduire à la perte d’eux-mêmes.

L’idéal d’Ivan Illich, c’est un individu autonome face à la technologie. N’importe quel dispositif technique doit être assez performant pour durer le plus longtemps possible et assez simple pour être réparé par tout à chacun. Par exemple, plutôt qu’un scooter électrique bourré d’électronique, il préfèrerait un engin simple mais robuste, à la mécanique compréhensible. Un engin qu’on peut bidouiller soi-même sans l’aide de personne, ou que n’importe quel garagiste est capable de réparer, sans que celui-ci n’ait à payer pour une licence logicielle ou la machine fournie par la marque.

Cet aspect de la convivialité, le caractère durable des biens de consommation, se retrouve dans le programme des Verts. Pascal Canfin l’a synthéthisé dans son livre L’Économie verte expliquée à ceux qui n’y croient pas(édition Les Petits matins, 14 ?, préface de Dominique Voynet, 2006)], en le liant aux problématiques de l’emploi :

« Pour produire une voiture, il faut toujours moins de travail, grâce au progrès technique. Les usines automobiles sortent de plus en plus d’automobiles avec de moins en moins d’ouvriers. Mais, pour réparer ces voitures au garage d’à côté, il faut toujours autant de travail qu’il y a vingt ans, voire plus s’il faut recycler la voiture, c’est-à-dire la démonter, trier les pièces, etc. plutôt que de la mettre tout entière à la casse.

Aujourd’hui – sans même parler de tous les gadgets qui ne durent que quelques semaines – les entreprises produisent des biens « jetables » (ordinateurs, téléphones portables, consoles de jeu…) en organisant leur obsolescence au bout de quelques années.

(…)

Et cinq après, soit le produit est dépassé sur le plan technique ou esthétique, soit l’entreprise ne fabrique plus les pièces détachées.»([pages 19 et 20)]

Cette course permanente au neuf a rendu complètement obsolète, voire ringarde, l’idée même de réparation. Au moindre pépin, on achète un nouvel appareil. Il est par exemple moins cher d’acheter une nouvelle imprimante que de la réparer.

Il est évident que tous ces appareils polluent, aussi bien la production des neufs que la gestion des déchets. On ne s’étendra pas sur [la composition souvent toxique des appareils électroniques, ni sur les populations.

De quoi rendre fou aussi bien les plus fondus des geeks que les simples consommateurs. Mais il semble que l’avenir est aux bidouilleurs.

Convivialité 2.0

Quand on dit que les logiciels libres et l’écologie ont des points communs, ce n’est pas une blague. Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, parle depuis quelques temps de « bidouillabilité » (notamment l’adoption du chargeur universel au niveau européen, ce qui permettra d’économiser des tonnes de déchets (et de l’argent aux consommateurs).

Il semble que les impératifs écologiques rencontrent les besoins et demandes des technophiles les plus conscients de la situation, osons dire les plus en avance. L’avenir n’est pas à la masse de gadgets jetables à durée de vie réduite. Il est hors de question de revenir au niveau technologique des années 1950. Mais il n’apparait pas irraisonnable qu’un téléphone mobile dure autant qu’une montre offerte qu’on remonte à la main. Après tout, on sait faire. Ensuite, on bidouillera.