Trois tabous écolos : le glyphosate et le train (1)

Chronique en trois parties sur des contradictions écologistes non résolues

La suppression du glyphosate fragilise-t-elle le train ?

Le glyphosate est la molécule du Roundup entrée dans le domaine public en 2000. Rares sont ceux qui savent que le premier utilisateur est…la SNCF. En effet, la compagnie nationale des trains épand ce phytosanitaire pour désherber les voies avec un système de désherbeurs, soit environ 35 tonnes par an.

L’opérateur ferroviaire éprouve les mêmes contraintes de rétrécissement de l’horizon de l’utilisation de ce produit et sera prêt normalement en 2021. Entre autres alternatives, l’intervention humaine, ou des bâches, posées entre les voies, qui poseront d’autres problèmes d’ordres sociaux (accidents du travail). La SNCF teste en ce moment d’autres molécules aux effets prometteurs et plus saines.

Le coût de l’alternative -mécanique- pourrait avoisiner le demi-milliard en fragilisant ainsi le ferré face aux autres trafics. Sauf à dégrader les standards d’entretien et donc de revoir les vitesses, c’est-à-dire de dégrader la compétitivité du train, déjà fragile.

Vers « la nouvelle colo »

Quatre millions d’usagers des « colonies » dans les années soixante contre un million aujourd’hui. Une décennie nous sépare peut-être de leur quasi-extinction. Paradoxe de notre époque. Un enfant sur trois ne part toujours pas en vacances. Les pouvoirs publics s’émeuvent. Il s’agit de remettre en priorité le mélange de la population. Avec la reprise de l’objectif de « brassage social » prôné par le rapport Ménaouine, un service universel et obligatoire va être créée. Comment relancer une dynamique de la « colo » par nature fondée sur le volontariat ?

25%

des enfants ne partent pas en vacances dont 34% des enfants de parents ouvriers (source : Observatoire des inégalités)

Cette expérience des « jours heureux » empruntée par des générations, elle s’est scellée dans le compromis d’après-guerre. Noué par des forces politiques, syndicales et religieuses aujourd’hui en crise. Il a été le ciment de séjours pensés par des adultes « dans l’intérêt éducatif de l’enfant ». La médiatisation d’accidents aidant, les années quatre-vingt ont vu entrer en concurrence d’autres impératifs. Ceux liés à la sécurité et à son cortège de normes. Les conditions structurelles de l’offre ont été bouleversées.

La spirale inflationniste des coûts a également précipité la concentration des entreprises du secteur d’autant plus tournées vers des « segments » que le marché se rétrécit

La hausse des coûts a évincé les opérateurs artisanaux et les collectivités. Ces dernières se sont débarrassées massivement de leurs centres, saisonniers et budgétivores. Cette spirale inflationniste a également précipité la concentration des entreprises du secteur. D’autant plus tournées vers les « segments » que le marché se rétrécit. Depuis vingt ans, de 30 000 unités par année avec un décrochage plus brutal depuis 2015. Le mouvement de spécialisation vers des publics « à plus forte marge » s’est donc accéléré. La machine à les séparer également. Du « haut de gamme » spécialisé, accessible aux familles aisées, jusqu’aux séjours généralistes, fortement subventionnés.

« Pour les pauvres ».

Un enfer pavé de subventions publiques a facilité ce séparatisme estival. Entre les « politique de la ville » et les « personnes handicapées », les « filles » et les « garçons », les « riches » et les « pauvres ». Entre ces niches, la classe moyenne disparaît des statistiques de la fréquentation. Sa progéniture ne joue plus le rôle d’incubateur démocratique.

« Des projets de territoire : loin des destinations les plus prisées et les plus coûteuses, pourquoi ne pas les aider à rénover 1000 lieux ?  » (photo d’un centre en Savoie vendu sur le « Bon Coin » »)

D’abord, en concentrant les ressources publiques sur l’appui au montage de projets. En suivant le chemin déjà éprouvé avec succès par un certain nombre d’entre eux. En tenant compte des nouvelles attentes familiales, soucieuses de l’ancrage territorial, d’une direction d’équipe ou de la présence d’un référent sanitaire par exemple. Autant d’atouts face aux logiques plus hôtelières. Cela suppose le renforcement et la professionnalisation d’une filière de l’animation en lien avec les activités des collectivités toute l’année (CCAS, périscolaire…). De quoi alimenter des réflexions sur des projets de territoire. Loin des destinations les plus prisées et les plus coûteuses, pourquoi ne pas les aider à rénover 1000 lieux ? Pour ancrer durablement un demi-million d’enfants dans des parcours, voilà l’enjeu. Moins isolés dans le groupe qu’ils viendront eux-mêmes avec une sœoeur, un voisin. Sans nécessairement le ticket d’entrée du comité d’entreprise. En proposant également des formules à faible coût sur le modèle du scoutisme qui passe mieux l’épreuve de la crise. Le prix n’explique pas tout mais il convient d’intégrer cette donne dès la programmation.

Valoriser le choix de l’enfant

La valorisation du choix de l’enfant : c’est là clé essentielle et une rupture avec le modèle des colonies d’antan. Pour autant, elle ne peut se résumer à un guichet ouvert sur une jungle d’opportunités. Faire société, c’est apporter sa pierre à un projet sur un séjour : de réalisation théâtrale, de découverte sportive ou du bricolage. Au stage qui enferme l’expérimenté et isole le néophyte, les pouvoirs publics doivent privilégier l’appui aux séjours de découverte progressive et ludique. Ceux qui actionnent les qualités cognitives moins marquées socialement ou sexuellement.

Des études pointent l’effondrement depuis vingt ans des temps de relations sociales des adolescents.  Pourquoi ne pas créditer chaque enfant d’un « compte colo » individuel ? A l’heure où les pouvoirs publics s’interrogent sur la contribution virtuelle des plateformes d’échanges d’appartement, voilà une opportunité de leur redonner sens et matérialité.

 

Propositions

  1. Un demi million de départs supplémentaires en vacances en cinq ans
  2. Création d’un fonds d’aide aux projets territoriaux : lieux d’accueil et revitalisation de la ruralité, montage en amont dans un souci de maitrise des coûts, ingénierie pédagogique, etc
  3. Financement d’un « compte vacances » par une taxe sur les plateformes de locations

 

De l’Intelligence Artificielle : le smart contract santé #Episode 12bis

En discutant avec mon entourage (qui n’est pas forcément dans le digital), je me suis rendue compte que l’approche de ce sujet peut sembler parfois difficile, voir « terrorisant » car les articles semblent inaccessibles pour des novices. En créant ce blog, je souhaite partager mes recherches suite à mes propres questionnements, mais aussi, mes découvertes au travers de présentations d’entreprises innovantes sur l’Intelligence Artificielle.

La semaine dernière, nous avons vu les Smart-Contracts (#Episode12) ou contrat intelligent permettant d’exécuter automatiquement des conditions développées dans la Blockchain sans l’intervention humaine. Au travers de cet épisode 12 Bis nous allons voir un autre cas d’utilisation du Smart-Contract.

L’utilisation de Smart-contracts dans le domaine de la santé

 

Le milieu médical est confronté à des lourdeurs administratives engendrant des erreurs et des pertes de dossiers, malheureusement au détriment du patient. Le personnel, surchargé par cette paperasserie, gagnerait un temps précieux au profit du malade. De plus, toutes ces procédures fastidieuses auprès d’intermédiaires ralentissent le fonctionnement des cliniques ou hôpitaux.

L’utilisation d’une Blockchain ne pourrait-elle pas permettre de résoudre ces différentes problématiques ?

En effet, par un système de Blockchain décentralisé, les praticiens accéderaient à une technologie leur garantissant une sécurité des données personnelles. Une clé privée assurerait à chaque patient une confidentialité de ses data. Indestructible, la Blockchain permettrait de retrouver l’historique de chaque patient même s’il a déménagé. Les transmissions des dossiers se feraient dans le monde entier, à tous moments et à toute heure.

Le principe du carnet de santé tout simplement.

En incluant les Smart-contracts dans ce processus, il y aurait une meilleure transparence entre docteurs et patients.

 

Et fini ce genre de situation…

Médecin : Désolé j’ai perdu votre dossier, pouvez-vous me raconter vos antécédents?

Réponse du patient : Je vais faire un malaise.

Médecin : Avant, pouvez-vous me dire vos allergies ?

Réponse du patient : Ca ne va pas.

Médecin : Ah j’ai retrouvé une information, en effet, c’était très grave, mais pouvez-vous m’expliquer…

Implémenter une Blockchain serait une réelle révolution dans les systèmes de santé provoquant un « chamboulement » mais elle ouvrirait également d’autres portes, par exemple avoir une traçabilité des différents acteurs de la supply chain des médicaments.

 

MEMO

Le Smart-Contract est automatisé selon des règles définies. Une blockchain assure aux utilisateurs une protection de leur data. Un système qui pourrait être une réelle révolution dans le milieu médical en assurant aux patients une meilleure prise en charge et au personnel un allégement de travail.

 

De l’Intelligence Artificielle : le smart contract #Episode 12

En discutant avec mon entourage (qui n’est pas forcément dans le digital), je me suis rendue compte que l’approche de ce sujet peut sembler parfois difficile, voir « terrorisant » car les articles semblent inaccessibles pour des novices. En créant ce blog, je souhaite partager mes recherches suite à mes propres questionnements, mais aussi, mes découvertes au travers de présentations d’entreprises innovantes sur l’Intelligence Artificielle.

 

Si nous parlions, aujourd’hui, des Smart-Contracts !

Un petit brief sur ce sujet n’est pas négligeable car d’actualité.

A l’heure actuelle, Bercy ambitionne de faire de Paris the place to be pour les ICO (définition de ICO – #Episode6). De nombreux projets avec une technologie Blockchain sont donc en train de naître. De plus, la France est à ce jour la première place financière en Europe qui permet de se servir de la Blockchain pour le transfert de propriété de titres financiers.

Un futur qui s’annonce “très” Blockchain en France…

Retrouvez sa définition dans l’#Episode5 (projet de DEEP AERO).

Régulièrement, je vous présenterai différents cas d’utilisations de Blockchain pour mieux comprendre ce domaine.

Revenons sur le Smart-Contract !

Traduction française : le contrat intelligent.

Face à ce développement florissant des crypto-monnaies, le Smart-Contract, qui utilise la technologie Blockchain, est de plus en plus employé. Le premier Smart-Contract date de 1994 et a été réalisé par Nick Szabo.

En quoi consiste un Smart-contract?

Un contrat légal traditionnel passe par différents intermédiaires.

En comparaison, le Smart-Contract ne nécessite pas l’intervention d’un tiers. Intégrée dans une Blockchain, la rédaction du contrat est automatisée selon diverses règles définies (par exemple : on atteint un prix, le contrat s’exécute en codé). Anonyme pour les utilisateurs mais publique pour le contrat.

Le Smart-Contract permet le transfert d’actifs

 

L’utilisation de Smart-Contrats présente l’avantage d’être économique et bien plus rapide. Immuable, le Smart-Contract garantit aux utilisateurs sécurité et fiabilité. Fort utile dans certains domaines comme l’assurance, la supply-chain… Un Smart-Contract assure également aux clients une simplification des procédures.

Un exemple…

Jeanne loue un véhicule durant trois mois. Au bout du deuxième mois, elle a un léger accident. Pour éviter une voiture, elle a dû aller dans le bas-côté. Rien de grave mais la voiture a tapé contre de petits arbres. La carrosserie est légèrement abîmée. Elle décide de le signaler immédiatement à la société de location de véhicules. L’entreprise lui annonce qu’elle doit attendre la fin de la location. Cette dernière arrivée à son terme, elle relance l’entreprise car son assurance de banque peut l’indemniser. Plusieurs mois après, la procédure n’est toujours pas terminée et elle n’est toujours pas remboursée de la caution qui s’élève à une certaine somme. Si un système de Smart-Contracts avait été mis en place, Jeanne aurait été remboursée beaucoup plus rapidement sans avoir besoin de fournir x justificatifs.

Quant à la société de locations, elle gagnerait un temps non négligeable sur la gestion de sa flotte automobile et sur le traitement de ce genre de litige.

 

MEMO

Le Smart-Contract n’a pas l’usage d’un tiers. Il est automatisé selon des règles définies. Le Smart-Contract ne peut être modifié il assure donc à l’utilisateur une certaine sécurité et fiabilité. Pour l’entreprise = gain de temps.