Crise : la fin du temps de l’innocence

Pour Warren Buffett – qui doit sa fortune à sa capacité à voir plus loin que le marché – la crise est la fin d’un cycle caractérisé par trois « i ». Une phase d’Innovation, où des chercheurs et des ingénieurs imaginent comment changer la vie à l’horizon d’une génération. Ensuite vient le temps de l’Imitation – le règne des commerciaux et des développeurs qui diffusent les produits imaginés par les précédents. Vient enfin le temps des Idioties, où des montages tarabiscotés font croire au monde – comme les financements structurés de l’ère des subprimes – que les arbres plantés par les innovateurs et développés par les imitateurs iront jusqu’au ciel. On pourrait ajouter le « i » des Innocents, qui payent alors le prix de la crise sous forme de chômage ou de perte d’opportunités professionnelles.

Face aux difficultés à joindre les deux bouts, notre pays en crise peine à se projeter dans l’avenir et à retrouver l’envie et les moyens à changer la vie de la prochaine génération. Paradoxalement, c’est pourtant là que réside le début du cycle et la sortie de crise, en débloquant trois leviers, collectifs, individuels et financiers.

Collectivement, il faut accepter un « devoir de vérité ». C’est l’esprit des accords compétitivité emploi, qui permettent d’ajuster les coûts plutôt que l’emploi. Ce sont les « stress test » des banques, la maitrise des déficits publics ou la fameuse « paille de fer » passée par les nouveaux dirigeants sur les comptes de leur entreprise. Car rien ne se construit sur des objectifs intenables ou des comptes faux. Il faut ensuite retrouver une confiance collective suffisante pour construire à nouveau. Francis Fukuyama soulignait six critères communs à tous les groupes humains (pays, tribus ? ou entreprises) caractérisés par une forte confiance mutuelle : l’existence de sous-groupe de taille humaine (tels les 50 personnes qui forment le chantier, brique élémentaire même dans les projets les plus gigantesques), l’existence de frontières nettes permettant de définir qui fait partie du groupe, l’intensité des relations en son sein, l’existence de valeurs et d’une culture commune, le niveau de justice entre les membres et, enfin, le niveau de transparence au sein du groupe. Autant de critères presque désuets à l’ère de la mondialisation, des amis facebook et des anonymous…

Individuellement, nous devons retrouver la capacité à construire l’avenir. Nous avons besoin d’entrepreneurs innovants pour inventer de nouveaux marchés. Mais nous avons également besoin d’intrapreneurs, qui vont bousculer les grandes entreprises ou les administrations. Car si certaines innovations naissent dans des startups, d’autres nécessitent une infrastructure ou des moyens qu’on ne trouve que dans des entreprises devenues grandes. L’ignorer c’est nous condamner à voir des innovations en France mais les développements à l’étranger.

Nous devons enfin donner des moyens à nos rêves. C’est vrai pour l’Etat, dont les investissements sont la première victime des réductions de déficit. Alors qu’il faudrait faire l’inverse : moins de déficits, mais plus d’investissements, autant pour préparer la croissance de demain que pour préserver celle d’aujourd’hui. Car le « multiplicateur » (l’augmentation de croissance induite par une hausse de dépenses) des investissements est de loin le plus élevé. C’est aussi vrai pour les entreprises, dont les dépenses de recherche pâtissent de la crise. A cet égard la stabilisation du crédit impôt recherche pour 5 ans est salutaire. L’appui au commerce extérieur l’est tout autant : aucune entreprise n’investissant sans marchés, il est nécessaire d’aller la chercher ailleurs la croissance qui nous fait défaut pour le moment.

Dans une économie où plus de la moitié des fonds des entreprises cotées viennent de l’étranger, ces derniers doivent enfin retrouver de notre pays une image davantage tournée vers l’avenir, et marquée par des valeurs plus positives qu’une taxe à 75 % ou les imprécations d’un fabricant de pneumatiques provocateur. Sans remettre en cause la solidarité envers les innocents touchés par la crise, la reprise ne viendra que lorsque nous arriverons à convaincre le monde de partager nos rêves d’avenir. Pour cela, commençons par mettre ces rêves au centre de nos débats !

Retrouvez les chroniques de Vincent Champain sur son blog.

Le gouvernement à l’épreuve du financement des territoires

On y est. Le second semestre 2012 s’est terminé sous les plus mauvais auspices. Pour les finances publiques, plombées par l’accumulation des déficits antérieurs eux-mêmes causés par des politiques fiscales désastreuses. Pour l’investissement public, réduit au niveau de l’Etat à une véritable peau de chagrin : l’essentiel est aujourd’hui le fait des collectivités locales. On ne le dira jamais assez, les fondamentaux financiers des territoires sont bons. Sauf à constater que les dotations qu’ils perçoivent du budget national sont-elles mêmes empruntées à hauteur de quasi leur moitié?

Confronté à une équation complexe, le nouveau Parlement doit résorber un déficit primaire qui n’a cessé de se creuser en bloquant tout effet de levier à la dette, aujourd’hui largement générée par les dépenses courantes, au détriment des investissements d’avenir. Mais il ne peut totalement désespérer Billancourt tant la demande sociale, la transition vers une économie décarbonée appellent des interventions massives.

POURQUOI IL FAUT SAUVER LE SOLDAT TERRITORIAL

Dans ce paysage, les collectivités locales représentent tout à la fois les vecteurs de trois quart de l’investissement public, 40% du carnet de commande du secteur du BTP et?plus de 10% de la richesse nationale. Faut-il qu’elles s’entravent davantage en se donnant un objectif de « financement propre » alors que les liquidités, crise bancaire aggravante, deviennent aussi rares que chères ? C’est là une impasse de raisonnement. A force d’opposer ces deux objectifs ? quantitatifs et qualitatifs- nombre d’exécutifs locaux passent à côté d’une évidence qui devrait s’imposer des décideurs. C’est bien en développant les alternatives de financement que l’emprise des marchés, celle des Agences de notation, ira décroissante. C’est de cette manière qu’on répondra tout à la fois aux nécessités de trouver des liquidités pour sortir les projets des cartons tout en tarissant les mauvaises sources des « Paradis fiscaux » qui appauvrissent les finances publiques.

C’est à ce double chantier que les élus régionaux se sont attelés il y a pratiquement deux ans. Avec une fortune diverse. Jean-Marc Pasquet, Conseiller Régional d’Ile-de-France et Mathilde Dupré du CCFD établissent un état des lieux. ils posent les jalons d’une nouvelle étape de la lutte contre les Paradis fiscaux, lancée en 2009 avec la coalition d’acteurs « Stop Paradis Fiscaux ».

En ce début 2013, le paysage financier des collectivités commence à bouger. Si les contraintes sur les dotations se sont accrues, le gouvernement a fait une ouverture du côté de la crise de liquidité. C’est la Banque Postale, en partenariat avec la CDC, qui est en charge de commercialiser annuellement les quelques 5 milliards d’euros de crédits offerts par le nouveau pôle public de financement aux collectivités territoriales, à leurs groupements et aux établissements publics de santé. La SFIL (Société de Financement Local détenue par l’Etat, la CDC et la Poste) ayant pour objectif de refinancer ces crédits suite à la déconfiture de Dexia.

Politique industrielle : viser l’idéal, comprendre le réel

ENTRE LE REEL ET L’IDEAL

Confronté à une conjoncture exceptionnellement difficile, notre pays fait face à deux défis majeurs. Le premier est celui du réel et du court terme : Florange est l’exemple le plus visible, et personne ne peut être sourd à l’inquiétude profonde que les salariés de l’industrie vivent aujourd’hui. C’est bien une responsabilité nationale et des territoires que d’appuyer des solutions de reconversions mais c’est celle des groupes que de financer l’emploi durable de leurs travailleurs. Le deuxième défi est celui de l’idéal et du long terme : la France est le pays des libertés dont la liberté économique. C’est un pays ouvert : il est en majorité opposé à l’idée d’une préférence nationale, qu’elle soit sociale ou économique, et c’est un pays innovant. Il a su réussir de nombreux paris sur l’avenir en développant sur son sol des pôles d’excellence mondiale, dans l’aéronautique à Toulouse, l’énergie à Belfort…

La difficulté ? et le talent ? des politiques, c’est précisément de trouver le chemin entre ces deux objectifs : comprendre la difficulté du réel, tout en se donnant les moyens de nous rapprocher de l’idéal à long terme. Rarement l’actualité ? tiraillée entre les interpellations de Florange et les promesses de l’avenir, par exemple celles de « l’internet industriel » – aura davantage illustré cette difficulté qu’aujourd’hui.

S’agissant de l’actualité, les tentatives d’amalgame sont nombreuses. Oui, le non respect des promesses de Mr Mittal doit être dénoncé avec force. Non, le fait qu’il soit Indien, Américain, Suisse ou Berrichon n’a jamais, et ne doit jamais entrer en ligne de compte. Oui, l’Etat est dans son droit de négocier une nouvelle solution quand il apparaît que celle qui conditionnait le rachat d’Arcelor ne sera plus respectée, et pour cela, tous les outils d’un état de droit, y compris une nationalisation, doivent être envisagés. Non, le gouvernement ne souhaite ni spolier les investisseurs quels qu’ils soient, ni les affranchir de leurs responsabilités sociales. Le fait qu’il existe des divorces houleux, notamment lorsque l’un des conjoint a fauté et dispose des moyens d’assumer ses responsabilités, ne veut pas dire qu’il n’y ait pas une majorité de mariages heureux par ailleurs. Ni que des secondes noces soient possibles avec des conjoints plus respectueux, quelle que soit leur origine.

L’AVENIR N’ATTEND PAS

Mais pendant ce temps, l’avenir n’attend pas. Ou plutôt, nous ne devons pas atteindre pour le façonner d’une manière conforme à nos valeurs. Tristement célèbre, un ancien dirigeant d’Alcatel avait voulu nous faire croire au caractère inéluctable de l’entreprise sans usines (fabless), produisant dans les pays à bas coûts ? et théorisant ainsi une condamnation de nos ouvriers au chômage à perpétuité. Mais un autre monde est possible : une autre forme d’industrie, est en train de naître de la convergence avec les nouvelles technologies et stimulée par les enjeux de la transition vers une économie moins carbonée. Autant pour multiplier les emplois d’avenir que pour proposer des transitions aux emplois aujourd’hui menacés, nous devons saisir toutes les opportunités de cette formidable mutation.

L’industrie du futur intégrera à la fois des activités de recherche, de production. Celle-ci sera localisée au plus près des clients et des centres d’innovation, donc en Europe et de service destinés à aider les clients à tirer le meilleur parti de produits haut de gamme ? par exemple le rendement énergétique, le taux d’utilisation d’un bloc opératoire ou l’efficacité d’un moteur d’avion. Elle intègrera aussi davantage les contraintes environnementales, y compris lors du recyclage : les phases de conception et de Design sont autant d’opportunités de développements. Elle sera également intégrée d’un point de vue européen ? que nationale : notre stratégie industrielle devra progressivement devenir plus européenne, et accepter un jeu donnant-donnant dans lesquels les produits allemands auront plus de contenu français, et réciproquement.

Oui, il existe un avenir industriel pour la France. Il doit tourner le dos au déni pour embrasser une complexité féconde pour nos usines et leurs travailleurs. C’est là une clé de notre « nouveau modèle français ».Jean-Marc Pasquet, janvier 2013

Illustration photographique CC : Mr. Dtb

Chroniques d’un hiver européen : Athènes

Série documentaire audio-photo racontant le quotidien des habitant/es de l’Europe en crise, « Chroniques d’un hiver européen » est un projet évolutif débuté en novembre 2011 en auto production, crowd funding et sous licence libre par le Français et résident berlinois Etienne Haug.

Hiver 2013 : les Grecs entrent dans la sixième année de la plus longue récession de l’histoire du capitalisme. Le contenu déjà réalisé ne représente que le début de chroniques en plusieurs saisons, la prochaine explorant entre autres la situation en Irlande. La première saison des « Chroniques d’un hiver européen » compte 3 épisodes de 45 minutes accompagnés d’un contenu vidéo. Athènes, de la récession à la dépression, Athènes, l’engrenage de l’austérité et Athènes, la quête d’un ailleurs, à écouter/voir ci-dessous, racontent le quotidien de quelques habitant/es d’Athènes en décembre 2011 et la façon dont la politique imposée par la « Troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne, FMI) les plonge dans une impasse. Ils sont agencés avec les images des photographes Anna Civetta, Stefania Mizara et Achilleas Zavallis, grâce à la collaboration de la commissaire d’exposition Camille Pillias et des monteurs français Nelly Ollivault et Sébastien Lecordier (Radiofonies Europe).

Ces trois épisodes relèvent scrupuleusement les signes et les manifestations de la crise à travers le vécu des Grecs de la classe moyenne. Les témoignages font entendre ce que signifie concrètement, tant sur le plan pratique que psychologique, le fait de vivre dans un pays où le consensus social qu’on pensait acquis depuis des décennies se trouve détruit en seulement quelques années.

Visionner « Chroniques d’un hiver européen », épisode 1 : Athènes, de la récession à la dépression

Chroniques d’un hiver européen – Episode 1 : Athènes, de la récession à la dépression from Radiofonies Europe on Vimeo.

Visionner « Chroniques d’un hiver européen », épisode 2 : Athènes, l’engrenage de l’austérité

Chroniques d’un hiver européen – Episode 2 : Athènes, l’engrenage de l’austérité from Radiofonies Europe on Vimeo.

Visionner « Chroniques d’un hiver européen », épisode 3 : Athènes, la quête d’un ailleurs

Chroniques d’un hiver européen – Episode 3 : Athènes, la quête d’un ailleurs from Radiofonies Europe on Vimeo.

Retrouver (et suivre) « Chroniques d’un hiver européen » sur :
http://hivereuropeen.wordpress.com/
www.radiofonies.eu/Chroniques-d-un-hiver-europeen.html
www.facebook.com/eurowinter

Le projet « Chroniques d’un hiver européen » est en licence libre Creative Commons : il est permis (et même vivement recommandé) de le partager, de l’utiliser et de le diffuser gratuitement à la seule condition de citer les auteurs et le site internet http://hivereuropeen.wordpress.com.

Les enjeux productifs du Design

Le design souffre en France d’un malentendu. Couramment assimilé à la mode et à la décoration, on ignore sa capacité à toucher tous les domaines de l’industrie et des services. Le métier de designer est à peine reconnu. On évoque des success stories mais il y a peu d’études statistiques sur le sujet. Il n’existe pas de définition simple et opérationnelle de son champ d’intervention. Pas de structure équivalente au Design Center de Tokyo, au Design Council britannique ou à la Design House d’Eindhoven. De très belles expositions aux Arts Décoratifs, au Centre Pompidou ou ailleurs, mais pas de musée dédié, comme le Design Museum de Londres, le National Design Museum de New York ou le Musée du Design d’Helsinki.

Pourtant, le design s’impose progressivement sur un marché mondial de plus en plus concurrentiel comme un facteur de différenciation, de diversification et d’innovation. La Région Ile-de-France l’a bien compris, qui a décidé de créer en 2009 un lieu spécifiquement lié au design : Le Lieu du Design. Parce qu’il y avait nécessité à construire une vraie stratégie de design dans l’une des toutes premières régions d’Europe. Qu’il fallait inventer un lieu de promotion du design industriel et de l’éco-design au service d’une démarche de développement durable. Qu’il y avait intérêt à fédérer, dans un même lieu, les différentes structures et la diversité des professionnels du design. Qu’il y avait utilité à créer une plateforme unique de prestations, de rencontres et d’échanges permanents pour inciter les entreprises à faire davantage appel au design. Des centaines de projets y sont instruits, les demandes d’accompagnement se multiplient, des dizaines de milliers de visiteurs se rendent à ses expositions. Preuve est faite de l’intérêt que portent au design les industriels, les designers, mais aussi le grand public.

Mais, si les grandes entreprises industrielles et de services ont recours au design, comme en témoignent les centres ou studios de design intégrés dont elles se sont pratiquement toutes dotées et qu’un nombre croissant d’entreprises y font appel, comment convaincre la majorité des dirigeants des petites et moyennes entreprises de l’utilité du design ?

Car nombre d’idées reçues subsistent : le design serait coûteux, peu compatible avec un processus industriel, difficile à distinguer des fonctions marketing, recherche et développement ou communication et souvent associé aux suppléments week-end de nos journaux et magazines. Là, le design y est tendance.

Pour nous, le design doit se défaire de ses habits esthétisants et purement décoratifs.

Car le design, c’est quoi ? C’est d’abord de la valeur ajoutée, de la création de richesses et donc d’emplois. La réalité du design, c’est 30 000 à 40 000 professionnels et un chiffre d’affaires d’environ 5 milliards d’euros. Une étude menée par le Design Council montre que les entreprises qui font appel au design réalisent en cinq ans un chiffre d’affaires de plus de 20% supérieur à la moyenne. Et le Design Council de préciser : « 100? investis dans le design, c’est 236? de chiffre d’affaires supplémentaires ». « Design or decline », tel est d’ailleurs le mot d’ordre commun aux tr
availlistes et aux conservateurs britanniques.

En France, seulement 40% de nos entreprises font appel au design et 25% d’entre elles considèrent le design comme stratégique ! Ces proportions sont strictement inverses en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Italie ou encore dans les pays scandinaves où le design fait partie intégrante de la culture des entreprises. Au Japon, le design est au c?ur de l’alliance nouée entre les autorités publiques et les milieux économiques avec, pour seul objectif, la puissance industrielle du pays.

PENSER AUTREMENT LA PRODUCTION ET DONC LA CONSOMMATION

Il est pour le moins paradoxal que l’excellence de nos designers formés dans nos écoles de design soit davantage reconnue à l’étranger et serve d’abord nos principaux concurrents plutôt que le développement de notre propre tissu industriel !

Car innover, ce n’est pas seulement lancer un produit technologiquement plus développé mais également changer les modes de production et de distribution, c’est concevoir de nouveaux services, élaborer de nouveaux concepts commerciaux, créer ou renouveler une image de marque ou encore envisager une nouvelle forme d’organisation du travail. Aux designers, « ne demandez pas comment construire un pont, demandez leur plutôt comment traverser une rivière ».

Nous avons commencé de vivre une crise majeure de l’énergie et du climat qui nous impose de réviser nos manières de penser et de vivre. Nos espaces de vie et de ville sont envahis au quotidien par des objets communicants, clés de voûte d’un nouveau monde industriel. De nouvelles pratiques de consommation émergent. Les matériaux intelligents se développent. De nouveaux besoins apparaissent liés à l’allongement de la vie. Autant de champs de réflexion majeurs pour les industriels et les designers et de champs d’actions pour concevoir des produits et des services socialement utiles, d’emploi sûr et durable, d’utilisation simple et d’un coût abordable.

Il serait évidemment stupide de faire du design et du designer une panacée aux difficultés planétaires mais il serait dommage et dommageable de se priver de la capacité d’innovation et de créativité de cette discipline et de cette profession qu’il nous revient de soutenir, de valoriser et de promouvoir.